Benjamin Griveaux évacué de son bureau à Paris après l'intrusion de manifestants

Les gilets jaunes un mouvement

Gilets jaunes : le mouvement est devenu "le fait d’agitateurs voulant renverser le gouvernement"

" Ce n'est pas moi qui suis visé, c'est la République ", par " ceux qui souhaitent l'insurrection, renverser le gouvernement ", mais " la République tient debout ", a souligné le porte-parole du gouvernement.

Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, à la sortie du conseil des ministres.

A Paris toujours, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a été évacué d'urgence après une intrusion violente dans le bâtiment abritant ses bureaux le 5 janvier. Mon officier de sécurité m'a dit: "Monsieur le ministre, il faut partir". "Il était environ 16h30 quand des personnes qui étaient dans la rue, certaines avec un gilet jaune, d'autres sans gilet jaune, ont subtilisé un engin de chantier pour défoncer la porte en bois du ministère, puis la grille, pour endommager assez gravement deux véhicules à l'intérieur et casser quelques vitres", a déclaré M.Griveaux, qui s'est exprimé après les faits.

Le parquet de Paris a indiqué à l'AFP qu'il avait ouvert une enquête confiée au 3ème district de police judiciaire, pour des faits de dégradations et d'intrusion dans les locaux du secrétariat d'Etat de M. Griveaux.

S'il se dit est "prêt à discuter avec des gens sincères qui ne font pas d'instrumentalisation politique", le gouvernement estime que le mouvement des Gilets jaunes est "devenu le fait d'agitateurs qui veulent l'insurrection et, au fond, renverser le gouvernement".

Une manière pour les plus radicaux d'entre eux de répondre au défi lancé par Emmanuel Macron au début de l'affaire Benalla, lorsqu'il a invité ses opposants à venir le "chercher".

"Derrière les fonctions, il y a aussi un humain, père de jeunes enfants. où est la fraternité?", s'est émue la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa.

Le porte-parole et son collaborateur, qui se trouvaient sur place, ont été évacués. "Ces violences sont l'œuvre de voyous qui veulent faire dégénérer le mouvement et discréditer les revendications" des "gilets jaunes", a-t-il écrit sur Twitter. "Je condamne les violences, mais aussi la volonté de l'exécutif d'envenimer la situation", a-t-il affirmé.

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