Échec d'une tentative de coup d'État au Gabon

Urgent – Vidéo: Les militaires prennent le pouvoir au Gabon et contrôlent la radio d’Etat

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Auparavant, cinq jeunes officiers appartenant à la compagnie d'honneur de la garde républicaine s'étaient emparés de la radio nationale située dans le centre de Libreville, mais à une certaine distance toutefois du palais présidentiel.

08h40: Selon l'ambassadeur du Gabon à Paris, joint par RFI, l'assaut a été donné à la maison de la radio et les mutins arrêtés.

Fin de parcours pour Kelly Ondo Obiang, le principal protagoniste de la tentative avortée de coup d'État du 7 janvier à Libreville, Gabon.

Le lieutenant Ondo Obiang Kelly s'est dit lors de la lecture de son message président d'un Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS), jusque-là inconnu.

"Ils appelaient la population à " se lever " et à " prendre le contrôle de la rue ".

"Si vous mangez, arrêtez; si vous prenez un verre, arrêtez; si vous dormez, réveillez-vous".

Dans un quartier populaire proche de la radio, des dizaines de jeunes ont incendié une voiture et enflammé des pneus, semblant vouloir répondre à l'appel au soulèvement des mutins, a constaté l'AFP.

Les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, mais la situation était calme dans le reste de la ville.

En quelques heures seulement, le gouvernement gabonais a annoncé avoir repris le contrôle de la situation. C'est ce que montre des clichés qui ont fuité sur les réseaux sociaux après une coupure d'internet durant 24h à l'initiative des autorités gouvernementales.

Rappelons que depuis son accident vasculaire cérébral survenu à Riyad le 24 octobre, Ali Bongo n'a plus regagné son pays. Le chef de l'État gabonais a reconnu souffrir de problèmes de santé mais a assuré qu'il se remettait. Ils affirmaient que le message à la nation d'Ali Bongo délivré à l'occasion de la nouvelle année " a renforcé le doute sur sa capacité à assurer la fonction de président de la République ". Bongo avait alors été réélu avec moins de 6000 voix d'avance sur l'opposant Jean Ping, ancien président de la Commission de l'Union africaine, à l'issue d'une élection tendue, marquée par des accusations de fraudes et de violentes manifestations. Mal élu, à l'issue d'un scrutin contesté par les observateurs présents (notamment ceux de l'Union européenne), Bongo s'est en réalité imposé par la force pour se maintenir à la tête d'un pays où sa famille monopolise le pouvoir depuis plus d'un demi-siècle. Le père du président actuel, Omar Bongo Ondimba, a été président dictatorial du Gabon pendant 42 ans, de 1967 à sa mort en 2009. Avant d'assumer la présidence du pays, il a été pendant dix ans ministre de la Défense. Les putschistes se plaignaient du fait qu'Ondimba travaillait pour son clan et les élites locales et non pour le Gabon et ses habitants. Elle souligne toutefois que le chef d'État convalescent est "sur la sellette dans son pays, où la question de sa succession fait débat".

En effet, précise L'Observateur Paalga, "ce 'quitte ou double' du lieutenant Obiang et ses hommes intervient alors que les différents clans du pouvoir gabonais se battent presque ouvertement au chevet de l'illustre patient marocain avec Marie-Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle et belle-mère d'ABO, dans le rôle de l'implacable régente".

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