Le gouvernement italien déclare son soutien aux Gilets jaunes de France

Luigi Di Maio et Matteo Salvini à Rome le 1er juin 2018. REUTERS  Remo Casilli

Luigi Di Maio et Matteo Salvini à Rome le 1er juin 2018. REUTERS Remo Casilli

Les deux vices-Premiers ministres ont fait part de leur enthousiasme à quelques mois des élections européennes. ", écrit le vice-Premier ministre Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement Cinq Étoiles (M5S, antisystème), sur le blog du parti".

Ce soutien appuyé a toutefois provoqué quelques grincements de dents du côté de l'opposition en Italie. C'est un système pensé pour un mouvement horizontal et spontané comme le vôtre l'a présenté Luigi di Maio dans son message aux gilets jaunes, et nous serons heureux si vous voulez l'utiliser. L'homme fort du gouvernement italien a néanmoins fait savoir qu'il condamnait avec une "totale fermeté" la violence des dernières manifestations.

Mais c'est Luigi Di Maio, dont le mouvement prône une forme de démocratie directe depuis ses débuts en 2009, qui s'est montré le plus enthousiaste.

Les partis d'extrême gauche Potere al Popolo et néo-fascistes Casa Pound apportent en revanche sans retenue leur soutien aux gilets jaunes.

Pour cela, Luigi Di Maio, tout en condamnant lui aussi les violences, a offert l'aide de son mouvement, et plus particulièrement de sa plate-forme internet, baptisée "Rousseau", pour "organiser des événements sur le territoire" ou encore "choisir des candidats" et "définir le programme électoral" via son système de vote.

" Rousseau " est une plate-forme interactive sur internet qui permet à tout inscrit au M5S de participer à l'élaboration des programmes, à la rédaction de lois, mais aussi au choix des candidats pour les élections locales ou nationales.

Le M5S et "Rousseau" ont l'ambition de favoriser la participation des citoyens via le concept de "citoyenneté numérique", c'est-à-dire la possibilité de participer en continu à la vie démocratique, et non plus seulement les années électorales.

Une nouvelle Europe est en train de naître. En France comme en Italie, poursuit Luigi di Maio, la politique est devenue sourde aux exigences des citoyens qui sont exclus des décisions les plus importantes qui concernent le peuple.

Des parallèles sont faits entre le M5S et les gilets jaunes: les deux mouvements militent pour davantage de démocratie directe et luttent contre des gouvernements qu'ils accusent de défendre les intérêts des élites seules.

"J'apporte tout le soutien possible aux Français qui, de façon bien élevée et respectueuse, disent à leur Président - qui ne pense pas à l'intérêt du peuple français - que plus vite il rentre chez lui, mieux c'est!" Pour montrer son soutien au mouvement, M. Di Maio a déclaré: "Les gilets jaunes, ne faiblissez pas! C'est une dure bataille que nous pouvons mener ensemble", conclut le vice-président du Conseil des ministres italien, qui a déjà lancé la campagne du M5S pour les élections européennes prévues en mai. "Qui délégitime les institutions et porte atteinte à leur survie ne mérite aucun soutien, encore moins de la part du gouvernement italien", a déclaré Mariastella Gelmini, députée de Forza Italia (centre droit), le parti de Silvio Berlusconi.

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