Philippe annonce un dispositif "considérable" et un durcissement des sanctions — Gilets jaunes

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Gilets Jaunes - Edouard Philippe sur TF1 : "Nous avons pris la décision de mobiliser des forces de l'ordre en masse samedi prochain, 80.000 policiers et gendarmes"

Le Premier ministre veut durcir les sanctions contre ceux qui organisent des manifestations non déclarées et qui "arrivent cagoulés".

Les images de violences lors ou en marge de manifestations des " gilets jaunes " ont fait le tour du monde depuis le début du mouvement mi-novembre, qu'elles visent des forces de l'ordre prises à partie, des symboles comme l'Arc de triomphe tagué, des quartiers de Paris vandalisés, ou encore des manifestants blessés partout en France.

Ce dernier a évoqué une "loi nouvelle" durcissant les sanctions contre "les casseurs" et les manifestations non déclarées qui serait votée, selon lui, dès le mois de février.

"Aujourd'hui, si l'on veut défendre la liberté de manifester (.) il faut faire évoluer notre droit et compléter notre dispositif législation [.] Il faut faire en sorte que la responsabilité civile des casseurs soit concrètement engagée". Et le chef du gouvernement de citer l'exemple des hooligans qui, dans les années 2000, avaient fait l'objet d'un dispositif les interdisant de pénétrer un stade. Le gouvernement est favorable à ce que notre loi soit modifiée et à sanctionner ceux qui ne respectent pas cette obligation de déclaration de la manifestation. Toujours dans la veine du ciblage plus précis des éléments violents présents dans les manifestations, Édouard Philippe a estimé que c'était à eux de payer, et pas aux "contribuables, pour les dommages qui sont causés".

Edouard Philippe cible aussi "ceux qui viennent cagoulés" à ces rassemblements. "Demain, ce doit être un délit", a-t-il jugé. Ceci, au lendemain d'un week-end marqué par de nouvelles violences.

Le patron du parti Les Républicains (LR) Laurent Wauquiez a de son côté critiqué les mesures annoncées par le Premier ministre, les jugeant "sans efficacité immédiate" et demandant le rétablissement de l'état d'urgence. Il a prôné pour "une actualisation du schéma national de l'ordre public" en vantant le succès du dispositif arrêté lors de l'acte 4, avec des forces mobiles.

Un dispositif de sécurité " considérable " va être déployé pour encadrer la prochaine journée de mobilisation des gilets jaunes samedi, face aux débordements violents du week-end précédent, a par ailleurs annoncé Édouard Philippe, affichant les consignes de fermeté de l'exécutif face aux manifestants violents. "Nous avions changé la doctrine", a résumé l'homme de Matignon.

Au total, il y a eu plus de 1.000 condamnations, 5.600 gardes à vue depuis le début de l'événement.

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