Syrie: Erdogan s'en prend à Bolton venu discuter du retrait américain

Syrie : avant leur retrait, les Etats-Unis veulent s’assurer de la sécurité des Kurdes

Diplomatie. Washington promet d'assurer la sécurité de ses alliés en Syrie avant tout retrait américain

Ces déclarations de M. Bolton survenues dimanche lors d'un déplacement en Israël "sont pour nous inacceptables et impossibles à digérer", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours à Ankara. "John Bolton et le secrétaire d'État Mike Pompeo" ont pourtant "indiqué à de nombreuses reprises ces derniers mois qu'un retrait de l'Iran de Syrie était un objectif partagé par les États-Unis et Israël", note le Washington Post.

Le président français Emmanuel Macron et son homologue américain Donald Trump ont eu lundi 7 janvier un entretien téléphonique lors duquel ils ont discuté d'"un retrait réfléchi et coordonné des troupes américaines de Syrie", a déclaré la présidence américaine dans un communiqué.

"Le président Erdogan a pris un engagement auprès du président Trump lorsqu'ils ont discuté tous les deux de ce à quoi cela devrait ressembler - (un engagement selon lequel) les Turcs continueront la campagne contre l'EI après notre départ et feront en sorte que les gars avec qui nous avons combattu, qui nous ont assistés dans la campagne contre l'EI, soient protégés", a affirmé M. Pompeo à la chaîne CNBC.

"Que personne n'attende de la Turquie qu'elle donne des assurances à une organisation terroriste", a-t-il lâché. Un porte-parole de M. Bolton, Garrett Marquis, a pourtant qualifié son entretien avec M. Kalin de "productif".

L'annonce le 19 décembre du retrait d'environ 2 000 soldats américains combattant le groupe État islamique (EI) en Syrie a suscité l'inquiétude des alliés des Américains.

Ibrahim Kalin a souligné mardi que la vingtaine de bases américaines en Syrie devaient, après le retrait, être abandonnées ou remises à des "éléments locaux".

Depuis l'annonce de Donald Trump, le gouvernement américain multiplie en effet les messages destinés à gommer l'impression initiale de départ précipité.

L'annonce surprise du retrait américain et le flou qui entoure ses modalités et son calendrier ont poussé la Turquie à surseoir à l'offensive qu'elle semblait sur le point de déclencher mi-décembre dans le nord de la Syrie.

Selon lui, il n'est pas encore clair si les Etats-Unis vont aussi se retirer de l'espace aérien syrien et, le cas échéant, si la Russie, alliée du régime syrien, va permettre à Ankara de mener des raids aériens en territoire syrien.

L'EI "est actuellement à 350 km de la frontière turque".

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