Des militaires américains prennent position au Gabon

Sandy Huffaker  AFP

Sandy Huffaker AFP

Des éléments des forces armées américaines ont été déployés à Libreville, au Gabon, pour soutenir la sécurité des citoyens, du personnel et des installations diplomatiques des États-Unis à Kinshasa, en République démocratique du Congo, annonce un communiqué du président américain publié vendredi.

C'est par le billet d'une correspondance adressée au Congrès que le numéro un américain Donald Trump a annoncé que 80 militaires américains sont sur le territoire gabonais précisément à libreville pour parer à d'éventuels heurts au pays voisin de la République Démocratique du Congo.

En RDC, la tension monte dans l'attente des résultats des élections.

Toujours selon ce document, le premier de ces personnels est arrivé au Gabon le 2 janvier 2019, "muni du matériel de combat approprié et soutenu par des avions militaires".

La Cenco, qui avait déployé des observateurs dans les bureaux de vote lors du scrutin, s'est gardée de dévoiler le nom de celui qui a, selon elle, remporté l'élection présidentielle.

Ces militaires resteront dans la région jusqu'à ce que la situation en matière de sécurité en République démocratique du Congo devienne telle que leur présence ne soit plus nécessaire, a précisé Trump.

Autre facteur de crainte de la Communauté internationale, alors que la commission électorale congolaise devait annoncer les résultats provisoires de l'élection présidentielle ce dimanche, elle a déclaré que leur publication pourrait connaître un retard en raison de la lenteur du décompte des voix. En face l'opposition et la très influente Conférence épiscopale congolaise (Cenco) s'impatientent et soupçonnent le régime de Joseph Kabila de préparer l'opinion publique à une manipulation des résultats pour imposer le candidat du pouvoir.

"Cette action a été entreprise conformément à ma responsabilité de protéger les citoyens américains, chez nous et à l'étranger, et dans le respect des intérêts de la sécurité nationale et de la politique étrangère des États-Unis, conformément à mon pouvoir constitutionnel de diriger les relations extérieures des États-Unis et en tant que commandant en chef et chef Exécutif", note le président américain.

Dernières nouvelles