Le président Jim Yong Kim annonce sa démission — Banque Mondiale

Départ surprise du président de la Banque Mondiale

Cet événement donne à l'administration Trump l'occasion de désigner une direction plus conforme à son crédo

La démission surprise, le 7 janvier 2019, du Président de la Banque Mondiale, le Sud-Coréen originaire de la Corée du Nord, Jim Yong Kim, est un coup de tonnerre qui risque fort d'ébranler l'institution créée en 1945 et dont le siège est à Washington DC.

Dans la note, M. Kim explique qu'il envisage de rejoindre une société, ajoutant qu'il va se concentrer sur les investissements dans les infrastructures dans les pays en développement.

C'est Donald Trump qui devra lui trouver un successeur en vertu d'un accord tacite avec les Européens: la Banque mondiale étant présidée par un Américain, le FMI par un Européen.

"Cela a été un grand honneur de servir en tant que président de cette institution remarquable, remplie d'individus passionnés et dévoués à la mission de mettre fin à l'extrême pauvreté de notre vivant", a-t-il fait savoir dans un communiqué. Àgé de 59 ans, il sera remplacé dans l'intérim par Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale. Le mandat de l'Américain devait initialement durer jusqu'en 2021.

Il reconnait toutefois que "le travail de la Banque mondiale est plus important que jamais, alors que les aspirations des pauvres progressent dans le monde et que les problèmes comme celui du changement climatique, des épidémies, des famines et des réfugiés continuent de croître en ampleur et en complexité".

Sous sa houlette, l'institution de développement qui compte 189 pays membres, est parvenue à boucler une augmentation de capital et a eu davantage recours au secteur privé pour financer des projets dans les pays en développement.

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