Migrants: toujours pas de solution pour 49 migrants au large de Malte

Des membres de l'ONG Proactiva Open Arms débarquent une migrante au port de Palma de Majorque le 21 juillet 2018.                  REUTERS  Juan Medina

Des membres de l'ONG Proactiva Open Arms débarquent une migrante au port de Palma de Majorque le 21 juillet 2018. REUTERS Juan Medina

"J'adresse un appel pressant aux dirigeants européens afin qu'ils fassent preuve de solidarité concrète à l'égard de ces personnes", a lancé le pape, devant des milliers de fidèles rassemblés place Saint-Pierre à l'occasion de la traditionnelle prière de l'angelus.

Selon Le Monde, les autorités néerlandaises et allemandes se seraient également déclarées disposées à accueillir certains des migrants, mais seulement dans le cadre d'un effort partagé européen.

Plus petit pays de l'UE, Malte se retrouve depuis l'été 2018 en première ligne pour le sauvetage des migrants partis de Libye.

En comparaison au 3139 décès recensés en 2017, les "morts ou portés disparus" sont 28 % moins nombreux, mais la Méditerranée reste la voie maritime la plus meurtrière pour les migrants et l'agence onusienne appelle les pays européens à "sortir de l'impasse".

Le navire se trouve désormais dans les eaux maltaises, où il a été autorisé à s'abriter du mauvais temps, tout comme celui de l'ONG Sea-Eye, qui a recueilli 17 autres migrants le 29 décembre. Le Sea-Watch 3, l'un des deux bateaux, a à son bord 32 migrants secourus le 22 décembre au large de la Libye. L'Italie et Malte ont toutefois confirmé dimanche qu'elles n'avaient aucune intention d'autoriser ces deux navires à accoster. Ceux-ci transportent 49 migrants secourus en Méditerranée, en raison de la détérioration des conditions à bord. Le vice-Premier ministre Luigi Di Maio (Mouvement Cinq étoiles) s'est dit prêt à accueillir les dix femmes et les enfants se trouvant à bord de ces navires, une perspective aussitôt rejetée par l'autre vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini, qui refuse de " céder au chantage ".

Du côté des arrivées, 113.482 personnes ont traversé la mer pour gagner les côtes des pays méditerranéens en 2018, en forte baisse par rapport à l'année précédente (172.301). Près de la moitié étaient mineurs, et après avoir passé Noël en mer faute de port d'accueil, ils ont finalement tous débarqué dans le sud de l'Espagne. A quelques mois des élections européennes et la crainte d'une montée du populisme et de l'extrême droite, la paralysie semble totale. "Un nouveau record de la honte", a affirmé sur Twitter un collectif d'associations humanitaires et de défense des droits de l'Homme.

Malgré l'urgence de cette situation, et alors que le Haut-Commissariat aux Réfugiés vient de publier le chiffre de 2262 migrants morts en Méditerranée en 2018, aucun Etat européen n'a encore accepté de faire entrer ces embarcations dans l'un de ses ports.

Plusieurs villes ont proposé de les accueillir, comme Naples en Italie.

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