Le site "vente-privée.com" accusé de tromperies sur les prix

Un entrepôt de vente-privée à Montagny-les-Beaune le 17 avril 2015

Un entrepôt de vente-privée à Montagny-les-Beaune le 17 avril 2015

Pour établir l'arnaque, les fins limiers de la DGCCRF se sont appuyé sur des relevés du site internet de Vente-privée ainsi que sur des documents saisis au cours de perquisitions menées en juin 2016 dans les locaux de l'entreprise.

Autrement dit, des prix de référence fictifs à partir desquels ont été calculés des taux de réduction pratiqués, d'où l'illusion de bonnes affaires.

Concrètement, la DGCCRF reproche "à l'entreprise d'avoir cherché à donner à ses clients l'illusion de faire une bonne affaire en mettant en place différentes stratégies frauduleuses visant à construire un 'prix de référence' fictif", indique un communiqué (document PDF) de la Répression des fraudes.

Créé en 2001 par Jacques-Antoine Granjon, le site Vente-Privee.com est l'une des réussites françaises sur Internet. Les annonces de réduction de prix le présentent souvent sous une forme barrée. La direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a transmis à la Procureure de la République du tribunal de grande instance de Bobigny les conclusions de son enquête sur l'entreprise. Comme le précise le communiqué de la DGCCRF, il revient maintenant à l'autorité judiciaire de décider des suites à donner à l'affaire.

Le groupe, qui précise ne faire l'objet " d'aucune poursuite à ce jour ", n'est pas en mesure de faire plus de commentaire sur une procédure couverte par le secret et à laquelle il n'a pas encore eu accès, conclut vente-privée.com.

La DGCCRF s'intéresse fortement à ces commerces en ligne qui pratiquent la "vente événementielle".

Des pratiques déloyales consistant à annoncer des réductions de prix trompeuses construites à partir de prix de référence illusoires biaisent les choix des consommateurs et perturbent le bon fonctionnement des marchés en induisant une concurrence déloyale. En février 2017, celle-ci avait déjà ouvert des procédures contentieuses à l'encontre de 19 enseignes du e-commerce.

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