Maduro débute un deuxième mandat dans un pays en crise

Jairo Colmenares fait ses courses dans un marché de Caracas le 29 décembre 2018

Barrer la route au Complot étasunien

"L'UE demande une nouvelle élection, libre et juste", a déclaré la porte-parole de la diplomatie européenne, Maja Kocijancic.

La semaine dernière, à l'exception du Mexique le Groupe de Lima -qui rassemble depuis 2017 des pays d'Amérique latine et le Canada- avait exhorté le président socialiste à renoncer à son deuxième mandat et transférer les pouvoir au Parlement.

Quelques jours plus tard, le Pérou, fidèle allié des États-Unis sur le continent sud-américain, déclarait, par la voix de Néstor Francisco Popolizio, le ministre des Affaires étrangères, que les membres du cabinet du gouvernement de Maduro et leurs familles étaient personæ non gratæ dans son pays. Un encouragement à faire un coup d'Etat, a dénoncé Caracas.

"Je ne pense pas qu'il y aura une rupture massive des relations, mais une dégradation importante du niveau" de celles-ci, estime l'expert en relations internationales Mariano de Alba.

Aujourd'hui, en embrigadant des Chefs d'Etat de droite en Amérique Latine, dans un regroupement appelé le " Groupe de LIMA", qui dores et déjà refuse de reconnaître la validité de l'élection de Monsieur Maduro, Washington, cherche à isoler davantage ce pays qu'il ne parvient pas à abattre, pour mieux préparer une intervention militaire contre le peuple du VENEZUELA.

"Quiconque ne reconnaît pas la légitimité des institutions vénézuéliennes recevra une réponse réciproque et opportune et nous agirons très fermement", a mis en garde lundi M. Maduro qui, au moment de fêter les 20 ans de la "Révolution bolivarienne" déclenchée par l'ex-président Hugo Chavez (1999-2013), se dit plus fort et légitime que jamais.

Mais le panorama est des plus sombres pour un pays jadis prospère, qui se retrouve non seulement isolé mais ruiné. À cette occasion, il a multiplié les entrevues et affiné une nouvelle stratégie diplomatique vis-à-vis de Nicolás Maduro.

"Le Venezuela ne va pas changer avec Maduro à la présidence, on ne trouve pas de médicaments, les gens ont faim", a déploré auprès de l'AFP Gleidimir Peña, 23 ans, décidé à émigrer au Pérou.

"Dans les rues de Caracas, la désespérance et la résignation sont palpables, alors que de nombreux Vénézuéliens sont asphyxiés par la plus grave crise économique de l'histoire moderne du pays, pourtant doté des plus grandes réserves de pétrole au monde".

Le Parlement est impuissant, toutes ses décisions étant annulées par la justice. Samedi, le Parlement, qui a salué la déclaration du Groupe de Lima, s'est déclaré seul pouvoir légitime, annonçant qu'il allait former un " gouvernement de transition ". Ces agences, sous couvert d'actions humanitaires, dispatchent leurs fonds en liaison avec le département d'État dans le but de "susciter " l'émergence d'une solution politique pour tenter de sortir ce pays du chaos dans lequel il est enlisé.

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