Réforme ferroviaire : l’État va mettre en concurrence la ligne Bordeaux-Nantes

Réforme ferroviaire : l’État va mettre en concurrence la ligne Bordeaux-Nantes

Pour l'instant le train entre Bordeaux et Nantes se fait roule à 60 km h. le temps de trajet est donc de 5

Dans un communiqué, le ministère des Transports a annoncé qu'il entamait les démarches pour lancer un appel d'offres afin de désigner l'exploitant à partir de 2022 des lignes Intercités Nantes-Bordeaux et Nantes-Lyon. Tout d'abord parce qu'il s'agit de "trains d'équilibre du territoire " (TET), dont l'autorité organisatrice est l'État, de la même manière que les régions sont les autorités organisatrices des lignes TER. Reste à voir quel sera l'impact de l'ouverture à la concurrence des Lyon - Nantes et Bordeaux - Nantes en matière de prix, temps de trajets, villes desservies et qualité de service.

En ouvrant à la concurrence l'exploitation de ces deux premières lignes, le gouvernement commence à appliquer pour ses propres trains la réforme ferroviaire qu'il a fait voter l'an dernier. Ils sont organisés par les régions, qui sont actuellement tenues de passer des conventions avec la SNCF pour faire circuler les trains. Au bout du compte, État et régions pourront reconduire la SNCF, ou choisir un opérateur alternatif comme le français Transdev ou l'italien Trenitalia. " Les critères de choix du futur opérateur sont toutefois loin d'être fixés, car le cahier des charges de l'appel d'offres ne sera pas connu avant un an minimum". Comme pour les TER, ils doivent être progressivement ouverts à la concurrence à partir de décembre 2019.

L'État, qui ne perd pas le contrôle, attribuera l'exploitation à l'issue d'un appel d'offres l'année prochaine.

Le calendrier de leur ouverture à la concurrence est le même que pour les TER. "Un nouvel opérateur pourrait au plus tôt être désigné début 2022 pour ces deux lignes réunies en un seul lot". La première concerne 387.000 voyageurs par an avec deux allers-retours quotidiens, et la seconde 686.000 voyageurs avec trois allers-retours quotidiens pour un coût de 25 millions d'euros par an supporté par l'Etat. "Cela sera, d'une certaine façon, que le meilleur gagne!"

"On ne cherche pas à sortir le sortant, l'objectif n'est pas de sortir la SNCF ", a-t-on précisé au ministère des Transports. L'appel d'offres ne portera que sur Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux, car " ces deux lignes viennent de bénéficier d'un renouvellement complet de leurs trains. Car la convention en vertu de laquelle la SNCF exploite ces lignes, signée entre ce transporteur et l'État, arrivera à échéance en 2020.

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