Trump à la frontière avec le Mexique: "Rien de tel qu'un mur"

Nancy Pelosi

Le fils aîné de Donald Trump compare le mur souhaité par son père à un mur de zoo

"Au fil des ans, des milliers d'Américains ont été brutalement tués par ceux qui sont entrés illégalement dans notre pays et des milliers d'autres vies seront perdues si nous n'agissons pas tout de suite", a-t-il ajouté, réclamant une nouvelle fois 5,7 milliards de dollars (4,9 milliards d'euros) pour "une barrière en acier plutôt qu'un mur en béton".

Mais au congrès, ses adversaires continuent de refuser catégoriquement de débloquer les fonds pour ce projet qu'ils jugent immoral, coûteux et inefficace.

Une paralysie prolongée du gouvernement fédéral aurait "un effet notable" sur la première économie du monde, a par ailleurs mis en garde le patron de la Banque centrale américaine, Jerome Powell.

Donald Trump s'est envolé jeudi pour le Texas d'où il veut accentuer son offensive pour obtenir le financement du mur, seule solution selon lui pour mettre fin à l'immigration illégale.

"Je pense qu'il est beaucoup plus facile de négocier avec la Chine qu'avec le parti d'opposition", avait-il affirmé depuis les jardins de la Maison Blanche, une déclaration pour le moins surprenante de la part d'un président américain. D'où la fermeté affichée par le président américain et, dans le même temps, par l'opposition démocrate.

Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, a accusé le président d'être obnubilé par cette construction et d'en oublier la dimension humaine de la crise budgétaire en cours pour les fonctionnaires concernés. "Mais ils ne peuvent pas", a-t-elle lancé dans une allusion à peine voilée aux sommes énormes que Donald Trump a reçues de son père au début de sa carrière.

Pour le sénateur républicain de Louisiane John Kennedy, les choses sont claires: le président a indiqué lors de la rencontre qu'il n'avait pas l'intention "de céder d'un millimètre".

Face à l'impasse, Donald Trump répète à l'envi qu'il pourrait invoquer une procédure d'"urgence nationale". Si un accord n'est trouvé d'ici samedi, ce shutdown deviendra le plus long de l'histoire, alors que le record est jusqu'à présent de 21 jours, sous Bill Clinton, en 1996.

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