Affrontements au centre de Bourges — Gilets jaunes

Le week-end dernier à Montpellier la situation a dégénéré. Comme ici sur

"Gilets jaunes" : violence redoutée à Paris, inquiétude à Bourges

Samedi, une deuxième action de grande ampleur est annoncée à Bourges (Cher), où se rendra l'autoentrepreneuse Priscillia Ludosky, qui avait lancé la pétition contre la hausse des carburants. Aucune manifestation ne sera autorisé dans le centre-ville de Bourges ce samedi.

La ville de Bourges a été choisie par les gilets jaunes comme ville principale de l'acte 9 du mouvement.

L'acte 9 des "Gilets jaunes" pourrait prendre une tournure bien différente de celle de la précédente journée de mobilisation, marquée par plusieurs actes violents et autres polémiques.

A l'échelle du territoire, le niveau de mobilisation, qui avait diminué les deux dernières semaines, pourrait revenir à celui "d'avant les fêtes de Noël", a dit le directeur général de la police nationale (DGPN), Eric Morvan, sur France Inter.

"Nous observons semaine après semaine une dérive vers des comportements plus violents, des comportements qui visent les institutions, des comportements qui visent les forces de l'ordre", a-t-il ajouté. La capitale verra également le retour des véhicules blindés à roues de la gendarmerie, rarement utilisés pour le maintien de l'ordre.

Quelque 50.000 personnes ont participé aux actions des "Gilets jaunes" samedi dernier. Des figures de de la première heure de la révolte "jaune" ont choisi ce lieu de rassemblement en raison de sa bonne position géographique: il se trouve à une distance relativement raisonnable des grandes villes, d'où peuvent partir les protestataires en voiture ou en train.

"Ceux qui appellent aux manifestations demain savent qu'il y aura de la violence et donc ils ont leur part de responsabilité", a déclaré M. Castaner dans une interview sur Facebook.

Pour sa part, le président Macron a estimé lors d'une cérémonie au palais de l'Elysée que de nombreux Français n'avaient pas assez le "sens de l'effort", une déclaration que l'opposition a dénoncée comme une provocation envers le mouvement social.

"Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir sans que cet effort soit apporté", a dit M. Macron.

Le regain du mouvement des "gilets jaunes" inquiète les acteurs de l'économie française, notamment dans le secteur du tourisme. Le nombre d'arrivées aériennes internationales à Paris a reculé de 5 % à 10 % en décembre, selon Atout France, l'agence de promotion du tourisme hexagonal à l'étranger.

Un rendez-vous qui s'annonce délicat pour le gouvernement alors qu'une enquête d'un institut français de recherches politiques, le Cevipof, montre que la défiance des Français vis-à-vis des responsables politiques atteint un niveau "alarmant".

Paris ne sera peut-être pas le seul épicentre de cette contestation protéiforme qui fragilise le gouvernement depuis près de deux mois.

A lire aussi:Bourges, le centre de la France, vraiment?

La préfète du Cher Catherine Ferrier a annoncé ce vendredi l'interdiction de tout rassemblement de gilets jaunes samedi dans le centre-ville de Bourges.

"Comme d'habitude, la manifestation restera pacifique", a assuré Chantal Moraud, l'une des coordinatrices des "gilets jaunes" dans les Bouches-du-Rhône, à propos du rassemblement prévu à Marseille sur le Vieux Port.

Dernières nouvelles