Alexandre Benalla aurait rendu ses passeports diplomatiques

Benalla à nouveau convoqué pour une audition par le Sénat

Alexandre Benalla. AFP

Le Drian auditionné sur les passeports diplomatiques. Or, le Quai d'Orsay n'en aurait jamais vu la couleur et le lui aurait réclamé à plusieurs reprises.

Ils avaient déjà été auditionnés devant le Sénat le 19 septembre dernier. Sur ce point, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, sera également entendu dès ce mercredi.

Patrick Kanner, membre de la commission des Lois explique à franceinfo pourquoi le Sénat a décidé de reconvoquer Alexandre Benalla en audition.

L'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla, a de nouveau été convoqué par la commission des Lois du Sénat.

La commission du Sénat, présidée par Philippe Bas, s'était donnée six mois pour enquêter sur une affaire qui a une nouvelle fois rebondi fin décembre avec la révélation de l'utilisation par M. Benalla de deux passeports diplomatiques, qu'il a finalement restitués cette semaine.

L'affaire se poursuit aussi sur le terrain judiciaire.

D'après BFMTV, l'enquête vise aussi "l'usage sans droit d'un document justificatif d'une qualité professionnelle", ainsi que "l'exercice d'une activité dans des conditions de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice fonction publique ou d'une activité réservée aux officiers publics ou ministériels".

C'est l'avocat de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron qui les a remis aux policiers de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), qui mènent les investigations pour " abus de confiance ", dans le cadre d'une enquête ouverte le 29 décembre dernier, précise Le Figaro. La commission d'enquête va donc être chargée de faire la lumière sur toute cette histoire. L'entourage d'Alexandre Benalla avait pour sa part indiqué que ses passeports lui avaient été redonnés " début octobre", mais s'est refusé à tout commentaire sur leur éventuel usage.

Il avait aussi révélé avoir échangé des SMS avec M. Macron après son limogeage de l'Élysée fin juillet, ce que la présidence a confirmé pour deux messages succincts. "Je ne me tairai plus", a-t-il menacé.

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