Les seniors plus enclins à diffuser des fake news — USA

Les internautes plus âgés partagent davantage d'infox

Les seniors propagent sept fois plus de fake news que les jeunes

Ou pas. Rappelons que le rôle des fake news dans l'influence du comportement des électeurs a été débattu de manière constante depuis la victoire de Donald Trump sur Hillary Clinton en 2016. L'étude, qui a été publiée dans Science Advances, a passé en revue l'utilisation de Facebook de quelque 1.700 utilisateurs bénévoles durant la période des élections présidentielles.

En 2017, le mot fake news a été élu mot de l'année par le dictionnaire Collins. Les seniors partagent davantage de faux messages et ce, indépendamment de leur niveau de formation, sexe, race, revenus, préférences politiques et quantité totale de liens partagés. Nous fournissons ici de nouvelles preuves importantes qui complètent le corpus de littérature, petit mais en augmentation, sur le phénomène des fake news.

Début 2016, les universitaires ont commencé à travailler avec le cabinet de recherche YouGov pour réunir un panel de 3 500 personnes, comprenant à la fois des utilisateurs de Facebook et des non-utilisateurs.

En scrutant les profils Facebook de 3500 Américains, ils sont parvenus à une conclusion. Les utilisateurs pouvaient choisir de ne pas partager certaines catégories de données et les chercheurs n'avaient pas accès aux flux d'actualités ni aux données concernant leurs amis. Les chercheurs ont confronté les liens postés par ces utilisateurs à une liste de domaines web qui publient souvent de fausses nouvelles. Ils ont établi que les internautes n'étaient globalement pas si nombreux à diffuser ce type de contenus, puisqu'ils étaient moins de 8,5% dans leur panel à avoir partagé au moins un lien vers ces sites problématiques. Les scientifiques ont comparé les liens partagés par ces personnes avec plusieurs listes de sites Internet connus pour partager de fausses informations, dont une liste élaborée par le média BuzzFeed. Mais le plus intéressant dans cette étude est ailleurs: les utilisateurs de Facebook de plus de 65 ans ont partagé "près de sept fois plus d'articles" de médias relayant des fake news que les personnes âgées de 18 à 29 ans.

L'enquête sur les 'fake news' et sur leur impact a été fortement accélérée par les élections présidentielles américaines de 2016.

Les auteurs de l'étude émettent une hypothèse principale pour expliquer ce résultat. Parmi elles, les personnes âgées de 65 ans et plus s'avèrent être les plus actives dans cette activité, avec deux fois plus d'articles relayés partageant de fausses informations. Cela est vrai même lorsque dautres caractéristiques - y compris léducation, lidéologie et la partisanerie - sont constantes. Les seniors sont donc plus victimes des fake news que les jeunes.

Un manque des compétences relatives aux médias numériques? La seconde est que les gens subissent un déclin cognitif avec lâge, ce qui les rend plus susceptibles dêtre victimes de fake news.

Qu'est-ce qui, selon-vous, pourrait expliquer le fait que les personnes les plus âgés du panel ont eu tendance à partager plus de fake news que les plus jeunes du panel?

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