Face à l’Iran, Pompeo appelle à " dépasser les vieilles rivalités "

Egypte Mike Pompeo rencontre le président Sissi

Une visite surprise de Mike Pompeo à Bagdad, avec une rencontre de responsables irakiens

Des pays que Pompeo a invités à accélérer la réalisation de l'Alliance stratégique du Moyen-Orient, surnommée Otan arabe.

Dans son discours, Mike Pompeo a demandé aux alliés des Etats-Unis de s'impliquer encore davantage en Syrie pour prendre le relais après le départ des Américains.

Après avoir évoqué un retrait de Syrie immédiat et complet, l'administration américaine a dû rétro-pédaler en fixant, par la voix de Mike Pompeo et du conseiller à la sécurité nationale John Bolton, des conditions qui semblent éloigner indéfiniment l'échéance. Le prédécesseur de Donald Trump avait appelé, dans un discours également prononcé au Caire en 2009, à un "nouveau départ" avec le monde musulman. Washington va toujours s'assurer que l'État hébreu dispose de la puissance militaire nécessaire pour qu'il puisse se défendre, notamment face à l'Iran.

C'est donc, a-t-il résumé, l'administration Obama qui a abandonné ses amis, et "l'Amérique revigorée" de Trump qui leur propose "le vrai +nouveau départ+" en étant "une force pour le Bien au Moyen-Orient".

Plus tôt vendredi, M. Pompeo avait annoncé que le sommet de février en Pologne se poursuivrait dans le cadre de sa tournée régionale visant à rassurer les alliés des États-Unis après la décision du président Donald Trump de retirer toutes les troupes américaines de Syrie. Le retrait des quelque 2.000 soldats américains déployés en Syrie pour combattre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), annoncé à la surprise générale en décembre par M. Trump, est perçu comme l'illustration des contradictions de la stratégie de son administration -voire de l'absence de stratégie selon ses détracteurs.

Selon le secrétaire américain, la Turquie et les Etats-Unis s'entendront sur les détails du retrait des soldats américains de Syrie.

" N'oubliez pas: "c'est ici, dans cette ville, qu'un autre Américain est apparu devant vous", a déclaré Pompeo à un auditoire composé de responsables égyptiens, de diplomates étrangers et d'étudiants". "Il n'y a aucune contradiction" dans la stratégie des Etats-Unis, a lancé jeudi le secrétaire d'Etat américain, évoquant "une histoire inventée de toutes pièces par les médias". Notre objectif est de réduire la menace terroriste non seulement au Moyen-Orient mais aussi dans toute la région " a affirmé Pompeo.

"Notre engagement à continuer de prévenir la ré-émergence de l'EI est réel, important", "nous allons simplement le faire différemment dans un endroit spécifique, la Syrie", où les Etats-Unis interviennent militairement depuis 2014 au sein d'une coalition antijihadiste, a-t-il ajouté. Pour cela, Washington compte s'appuyer sur ses plus proches partenaires: la Jordanie et l'Irak, où M. Pompeo s'est rendu ces derniers jours, l'Egypte, où il a rencontré jeudi matin le président Abdel Fattah al-Sissi, et les pays du Golfe où doit encore le mener sa tournée de neuf pays en huit jours.

" Nous encourageons le président Sissi à libérer les énergies créatrices du peuple égyptien, à se débarrasser des entraves qui nuisent à l'économique, et à promouvoir des échanges d'idées libres et ouverts".

"Dans un monde parallèle" où "la guerre en Irak" ou "la complicité de Washington dans la catastrophe humanitaire au Yémen n'auraient jamais eu lieu", "l'opinion arabe saluerait probablement de manière enthousiaste" son discours, a ainsi estimé Rob Malley, désormais président de l'organisation de prévention des conflits International Crisis Group.

Dernières nouvelles