Gilets jaunes, Acte IX : nouvelles scènes d'affrontements à Rouen cet après-midi

Des agressions lâches et gratuites sur des journalistes isolés qui ne font que leur travail. Des exactions qui ne font pas honneur au mouvement

Gilets jaunes à Rouen : Une équipe de journalistes de LCI attaquée, l'un a été lynché par plusieurs individus.

Une équipe de la chaîne d'informations LCI (groupe TF1) a été très violemment agressée ce samedi après-midi à Rouen (Seine-Maritime). Comme le montre une vidéo relayée par Paris-Normandie, on voit une personne à terre, recevant des coups violents.

A Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, un journaliste local qui affirme avoir été identifié comme appartenant à BFM TV, a été frappé par un "Gilet jaune" devant les caméras. Des plaintes ont été déposées.

Largement condamnée par des journalistes et une partie de la classe politique, l'ex-présidente du comité d'éthique de Radio France a tenté de préciser ses propos, sans exprimer de regrets.

A Marseille, une journaliste vidéo de France 3 et deux photographes locaux ont été empêchés de travailler par une dizaine de gilets jaunes qui les ont contraints à s'éloigner, en insultant "les journalistes qui ne font que mentir".

A Paris, une équipe de journalistes de LCI a aussi été prise à partie par quelques manifestants et une journaliste jetée à terre avant d'être protégée par d'autres manifestants, a constaté un journaliste de l'AFP. Dabord pris à partie par un jeune homme sans gilet jaune, ils ont été poursuivis par une dizaine de personnes et ont reçu "des claques dans le dos, dans la caméra" et un "coup de pied (.) dans la hanche", a raconté lun deux.

Début janvier, Noëlle Lenoir avait déjà ciblé la couverture des " gilets jaunes " faite par les médias. Le ministre de la Culture Franck Riester a dénoncé sur Twitter un " ignoble lynchage " à Rouen.

" Ils étaient avec deux agents de sécurité et l'un de ces agents est actuellement hospitalisé " a indiqué LCI. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a, lui, poussé un "coup de gueule" sur le réseau social: "Depuis des semaines des équipes de journalistes sont prises à partie et subissent des violences de la part de manifestants partout en France". "La seule info, c'est sur les réseaux sociaux ", criait la Gilet jaune à l'origine de l'incident. Violenter des journalistes, c'est attenter à l'une et à l'autre: "ils devront en rendre compte devant la Justice ", a écrit le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sur Twitter, apportant son soutien aux victimes.

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