La mobilisation reprend de l'ampleur — Gilets Jaunes

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«Gilets jaunes»: les autorités redoutent un regain de mobilisation samedi

"Libérez Christophe!" Désormais, les cortèges de "gilets jaunes" entendent se concentrer sur un objectif: "Macron démission", comme cela a une nouvelle fois été scandé à travers la France samedi. Mais les défilés n'ont pas dégénéré, malgré des heurts constatés en marge de ces rassemblements. Cette manifestation parisienne des "gilets jaunes", relayée notamment par Eric Drouet, une figure emblématique mais contestée du mouvement, était partie en fin de matinée du ministère des Finances, d'abord dans le calme, sous le mot d'ordre "On va faire les soldes à Paris!" Des heurts ont notamment eu lieu près de l'Arc de Triomphe et sur l'avenue de Friedland. Les forces de l'ordre ont déclenché des tirs de nombreuses grenades lacrymogènes. La préfecture de police de Paris précise toutefois qu'aucune dégradation n'a été commise sur le parcours du cortège. Place de la Bastille par exemple, ils ont fait descendre deux personnes qui sautaient sur un abribus. Les manifestations violentes ont refroidi nombre de touristes étrangers, avec un repli de 5% à 10% des arrivées aériennes internationales à Paris en décembre. Des premières tensions ont d'ailleurs éclaté vers 15 heures à cet endroit. Comme à Bourges, une ville du centre du pays de 66.000 habitants où ils étaient environ 6.300 à manifester dans une ambiance bon enfant.

Plusieurs manifestants s'en sont alors pris au bâtiment municipal qui a été tagué à plusieurs reprises, un feu a même été allumé devant la porte du bâtiment, rapidement circonscrit. Forces de l'ordre engagées: 410 côté police, dont 290 renfort hors département, et 250 gendarmes.

Une demi-heure après le début des affrontements, la place du Capitole était de nouveau vide, laissant simplement une odeur de brulé et de gaz lacrymogène. Un canon à eau est venu en renfort de la police. Même chose à Strasbourg, où le défilé de 1.500 personnes s'est accompagné d'incidents et de jets de projectiles et de grenades lacrymogènes.

En Bretagne, environ 4 000 gilets jaunes manifestent, dont 2 000 manifestants à Saint-Brieuc où les esprits se sont échauffés en début d'après-midi.

Un peu en recul avec les fêtes de fin d'année, la mobilisation est repartie à la hausse et des violences ont éclaté, notamment à Paris, lors de l'Acte 8 le 5 janvier. Vingt personnes ont été interpellées, selon la préfecture du Nord.

Gilets jaunes, comment éviter que la police blesse des manifestants? Deux ou trois policiers en civil ont été frappés à coups de poing par des manifestants avant de se mettre en sécurité.

Les forces de l'ordre ont procédé à plus d'une centaine d'interpellations sur tout le territoire, selon le ministère de l'Intérieur. A Toulouse, 5.000 "gilets jaunes " sont dans la rue, selon la préfecture. Des vitrines et du mobilier urbains ont été dégradés et des poubelles brûlées.

Selon les autorités, ils étaient aussi 1.500 à 2.000 à Perpignan, 1.800 à Lyon, 1.200 à Saint-Etienne.

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