Les tensions commerciales pèseront sur la croissance, dit la Banque mondiale | International

La Banque mondiale

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S'agissant des résultats pour 2018, la BM a souligné qu'une "récolte agricole abondante et une conjoncture touristique favorable ont contribué à stimuler la croissance en Tunisie en 2018, que l'on estime avoir atteint 2,6%". Les différentes sources de prévisions économiques tablent, en effet, sur la poursuite du ralentissement du PIB marocain amorcé en 2018, après un relatif bon cru en 2017.

A l'origine de ce léger recul, figure la baisse progressive des dépenses publiques, explique la BM. Ainsi, la croissance dans les pays membres de la Caisse centrale de garantie (CCG) atteindrait 2,6%, contre 2% en 2018. Le commerce international et l'activité manufacturière se sont ramollis, les tensions commerciales restent élevées et certains grands marchés émergents ont subi des pressions importantes sur les marchés financiers. C'est la conclusion de l'édition de janvier 2019 des Perspectives pour l'économie mondiale publiées mardi par la Banque mondiale. La Banque mondiale annonce un "assombrissement des perspectives économiques mondiales ", indiquant qu'au cours de cette année 2019, il y aura une stagnation de la reprise dans les pays exportateurs de produits de base et que cette situation coïncidera avec le ralentissement de l'activité dans les pays importateurs de ce type de marchandise. Ce taux devrait augmenter davantage à la faveur d'un surcroît d'investissements et de la réforme des cadres réglementaires.

La directrice du groupe "perspectives de développement" à la Banque mondiale, Franziska Ohnsorge, a affirmé ne pas s'attendre à une récession en Turquie pour la période à venir et assuré qu'à partir de 2019, la croissance turque enregistrera une progression graduelle. "Des niveaux d'endettement élevés accentuent la vulnérabilité de certaines économies - notamment celles des pays les plus pauvres - face à la hausse des taux d'intérêt mondiaux, aux changements d'humeur des investisseurs ou aux fluctuations de taux de change", avertit-il.

La BM estime qu'une escalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran aurait des conséquences néfastes sur la région. Les facteurs géopolitiques, combinés à l'incertitude autour des volumes de production attendus des pays exportateurs de pétrole, pourraient provoquer l'instabilité des prix du pétrole.

"Des prix plus bas assombriraient les perspectives de la région, particulièrement des pays exportateurs de pétrole, alors qu'ils pourraient avoir un effet bénéfique sur les pays importateurs", note le rapport.

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