Washington commence à retirer du matériel, mais pas des troupes — Syrie

Syrie la coalition dirigée par Washington affirme que son retrait militaire a commenc

Des véhicules de l'armée américaine le 30 décembre 2018 à Minbej dans le nord de la Syrie

La coalition internationale antijihadistes dirigée par les Etats-Unis a annoncé vendredi commencer à retirer ses troupes de Syrie, moins d'un mois après l'annonce surprise par le président américain Donald Trump du désengagement de ses soldats de ce pays en guerre.

"Nous avons entamé nos opérations de retrait de la Syrie", a déclaré Sean Ryan, porte-parole de la coalition, selon l'agence "Associated Press".

Le début du retrait coïncide avec une tournée au Moyen-Orient du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, qui a assuré jeudi depuis l'Egypte que le désengagement aurait lieu malgré la levée de boucliers qu'il provoque chez de nombreux alliés de Washington.

La coalition a été formée en 2014 à l'initiative de Washington après la montée en puissance du groupe jihadiste Etat islamique (EI) et sa conquête de vastes territoires en Syrie et en Irak.

Une dizaine de blindés américains et plusieurs pièces d'artillerie ont quitté jeudi une base américaine dans la province d'Al Hasaka, au nord-est de la Syrie, selon l'ONG, dont le siège se trouve au Royaume-Uni mais qui a un vaste réseau de collaborateurs sur le terrain.

Après son annonce surprenante, M. Trump, de même que d'autres responsables américains, a noté que ce retrait se ferait lentement, sans donner de calendrier précis. Dimanche dernier, rappelle The Washington Post, son conseiller à la sécurité nationale John Bolton assurait toutefois que les forces américaines ne se retireraient pas tant que Daech n'aurait été complètement vaincu et tant que la Turquie n'aurait pas fourni la garantie de ne pas attaquer les combattants kurdes alliés aux États-Unis.

Ankara qualifie les YPG de "terroristes" pour leurs liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui livre une guérilla sur le territoire turc depuis 1984.

Après avoir autoproclamé en 2014 un "califat" à cheval sur la Syrie et l'Irak, le groupe EI a subi une série de défaites militaires. Mais il n'est pas clair dans l'immédiat si le retrait inclut également les troupes françaises et britanniques déployées en Syrie. Le groupe jihadiste contrôle encore quelques poches et dispose toujours de cellules dormantes dans la "badiya" (désert), notamment dans l'est de la Syrie, où la coalition poursuit le combat avec l'appui au sol des Forces démocratiques syriennes (FDS) dominées par des combattants kurdes.

Dernières nouvelles