Hypertension : rappel de médicaments à base d'irbésartan

Après des rappels de lots de valsartan c’est désormais à l’irbésartan du laboratoire Arrow Génériques d’être dans le viseur de l’Agence du médicament

L'ANSM rappelle des lots d'irbésartan, médicament contre l'hypertension

Pour la première fois, des lots de médicaments antihypertenseurs à base d'irbésartan font l'objet d'un rappel. En cause, la présence de NDEA à des taux supérieurs aux limites acceptables.

Pour rappel, l'OMS classe une substance comme "probablement cancérogène" lorsqu'il existe des doutes concernant son caractère cancérogène, mais qu'il n'y a pas de preuves permettant de l'affirmer ou de l'infirmer.

Après le valsartan, l'irbésartan, un autre médicament antihypertenseur, est concerné par des rappels de lots en raison de la présence d'une substance classée comme cancérogène probable.

Seulement quelques mois après le valsartan, un autre médicament contre l'hypertension est touché par des rappels de lots: l'irbésartan, du laboratoire Arrow Génériques.

La NDEA et la NDMA* sont classées comme cancérogènes probables. L'ANSM affirme néanmoins que "la présence potentielle de NDMA et de NDEA n'induit pas de risque aigu pour la santé des patients". C'est pourquoi ceux-ci " ne doivent, en aucun cas, stopper leur traitement sans avis médical ", insiste-t-elle. Toutes les informations relatives aux médicaments à base de sartans sont disponibles sont sur le site de l'ANSM. Ce contrôle, en amont de la fabrication, est une vérification pour garantir la qualité des médicaments. D'autres contrôles sont en cours sur les médicaments à base de sartans déjà présents sur le marché. Dans son communiqué, l'ANSM précise que d'autres sartans sont susceptibles de faire eux aussi l'objet de rappels de lots.

Les patients concernés, sans interrompre leur traitement, peuvent vérifier auprès d'un pharmacien si leur boîte d'irbésartan est concernée.

A noter: Suite à l'identification, à l'été 2018, d'impuretés (NDMA puis NDEA) dans des lots de valsartan, des rappels ont été organisés en juillet, août, septembre, novembre et décembre 2018. Si l'on prend un médicament concerné par le rappel, il est impératif de s'adresser à son médecin ou à son pharmacien, qui le remplacera par un traitement non concerné par les rappels. De nombreuses alternatives thérapeutiques sont par ailleurs disponibles, note l'Agence, qui rappelle que certains laboratoires ont intensifié leur production de médicaments à base de sartan ou d'alternatives.

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