Le Parlement britannique place un obstacle au "no deal"

AFP  A. Dennis

AFP A. Dennis

" La partie la plus importante de cette loi concerne la possibilité pour les ressortissants britanniques et les membres de leurs familles de rester [en République tchèque] selon les règles de citoyenneté de l'UE actuellement en vigueur, et par exemple de conserver le même accès au marché du travail ou aux systèmes fiscal et de santé".

" C'est exactement ce qui va se passer et c'est exactement ce que nous devons faire parce qu'il serait absolument indigne et impardonnable de permettre la situation chaotique d'une absence d'accord ", a dit Vince Cable, le chef des libéraux-démocrates, un parti pro-européen. Un groupe de députés opposés au " no deal " a pu réunir une courte majorité de 303 voix contre 296 - dont 20 conservateurs du parti de Mme May - pour exiger que le gouvernement sollicite le feu vert du Parlement s'il veut modifier la fiscalité en cas de Brexit sans accord, ont rapporté plusieurs médias britanniques. "Nous collaborerons avec le Parlement pour une transition fluide de la fiscalité", assure-t-il.

Citant des sources gouvernementales, le Sunday Times indique que des députés frondeurs envisageaient de reprendre le contrôle de l'agenda parlementaire afin d'obtenir une suspension ou un report du Brexit.

A deux jours du vote sur l'accord de sortie de l'Union européenne au Parlement Britannique, "Dimanche, et après?" propose de regarder le Brexit à échelle humaine, à hauteur des femmes et des hommes pour lesquels l'issue du Brexit aura un impact décisif: expatriés, eurodéputés, employés des ports.

La date du Brexit est fixée au 29 mars prochain à 23 h (heure locale).

En effet, en retirant l'article 50 de l'accord, Londres se garde le droit de l'invoquer à nouveau plus tard, quand il jugera le moment opportun.

La Première ministre britannique défend l'accord conclu avec l'Union européenné sur le Brexit à deux jours d'un vote décisif à la CHambre des Communes.

Face à l'hostilité des députés, Theresa May a cherché auprès de ses partenaires européens des " assurances " susceptibles de les convaincre, notamment sur le caractère temporaire du " backstop " irlandais.

Ces propos contredisent la position officielle du gouvernement conservateur de Theresa May, qui n'exclut pas un Brexit brutal en cas de rejet, très probable, de l'accord de divorce négocié pendant de longs mois avec Bruxelles.

Theresa May a prévenu qu'un tel scénario serait " catastrophique " pour l'ensemble du Royaume-Uni.

Bientôt une motion de censure du Labour?

En difficulté sur le plan intérieur, Theresa May a trouvé jeudi un allié en la personne de Shinzo Abe, son homologue japonais, en visite au Royaume-Uni, qui a offert son "soutien total" à l'accord de Brexit.

De son côté, son adversaire politique, le leader travailliste Jeremy Corbyn, plaide pour un nouvel accord négocié avec Bruxelles plutôt que pour un second référendum sur le Brexit.

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