Macédoine : le parlement valide le changement de nom du pays

Angela Merkel en discussion ce vendredi avec Prokopis Pavlopoulos le président grec

Angela Merkel en discussion ce vendredi avec Prokopis Pavlopoulos le président grec

Alexis Tsipras a pour sa part parlé d " accord modèle' qui 'va apporter de la stabilité et de la croissance dans la région'.

La Grèce, qui fait partie de l'OTAN et de l'UE depuis des décennies, s'oppose depuis longtemps au nom officiel de la Macédoine, car elle a une province appelée Macédoine dans le nord du pays.

Le parlement macédonien a approuvé, vendredi 11 janvier, le nouveau nom du pays, qui deviendra bientôt la République de Macédoine du Nord. Après plus de 24 heures de tractations en coulisses pour tenter de régler le dernier point bloquant le vote des changements constitutionnels, une solution a été trouvée en fin d'après-midi entre le Premier ministre Zoran Zaev et le chef du parti Besa, Bilal Kasami, permettant d'obtenir la majorité des deux-tiers nécessaire à la ratification des changements. En échange de la modification du nom, la Grèce s'est en effet engagée à lever son veto à l'adhésion de la Macédoine à l'Otan ainsi qu'aux négociations d'adhésion à l'Union européenne (UE) de ce petit pays balkanique de 2,1 millions d'habitants.

"Sans accord avec la Grèce, il n'y a pas d'Otan ni d'Union européenne", "j'ai changé d'avis sur la question du nom, au péril de ma carrière politique", "nous conservons notre identité", a dit avant le vote le social-démocrate Zoran Zaev.

Depuis l'indépendance de son voisin slave en 1991, la Grèce s'opposait à ce que celui-ci utilise le nom de Macédoine, attaché à l'empire d'Alexandre le Grand, estimant qu'il appartenait exclusivement à son histoire et à son patrimoine. La plupart des élus de droite boycottent les débats ouverts mercredi, mais plusieurs ont fait défection et voté avec la majorité.

Se sont notamment ralliés quatre députés de droite qui ont bénéficié d'une amnistie pour leur participation supposée aux graves violences commises par des militants nationalistes au Parlement en avril 2017. La validité de la victoire du " oui " (plus de 90 %) avait été contestée par l'opposition en raison d'une abstention massive: plus des deux tiers des électeurs. La bataille n'est toutefois pas terminée mais elle ne dépend plus de lui, mais de son homologue grec.

S'il n'a besoin que d'une majorité simple, Alexis Tsipras dispose également d'une faible marge de manoeuvre (153 députés sur 300).

"L'Assemblée de la République de Macédoine a accepté et voté la loi constitutionnelle destinée à mettre en oeuvre les amendements constitutionnels" prévoyant le changement de nom, a commenté le président du parlement, Talat Xhaferi.

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