Renault: Carlos Ghosn a démissionné

Carlos Ghosn

Carlos Ghosn. AFP

C'est le maître mot du nouvel homme fort de Renault, Jean-Dominique Senard, devenu président du groupe après la démission effective de Carlos Ghosn.

Par ailleurs, pour préserver ses intérêts, le conseil d'administration de Renault confie à son président la pleine responsabilité du pilotage de l'Alliance pour le compte de Renault.

Avec le duo Bolloré/Senard, le porte-parole a "le souhait d'avoir au fond une direction générale très exécutive, très opérationnelle, parce que c'est une très grosse machine à faire tourner et cela demande beaucoup d'expertise, et puis aussi un président avec une stratégie pour le groupe et notamment avec pour mission de renforcer, de consolider l'Alliance", a rappelé le porte-parole du gouvernement. Renault détient 43% de Nissan, qui lui-même possède 15% de Renault (mais sans droit de vote) et 34% de Mitsubishi. Il devient le nouveau visage d'une marque qui était depuis 2005 incarnée par Carlos Ghosn, incarcéré au Japon depuis plus de de deux mois. Les relations avec la Chine et le Japon, primordiales pour Renault " Je pense que sa connaissance de l'Asie et ses aptitudes dans les relations avec les Japonais lui donnent un avantage dans la succession", ajoute cet ancien collègue qui assure avoir apprécié "sa droiture et sa loyauté". Une pratique qui a les faveurs de l'Etat, actionnaire principal de Renault avec 15 % du capital. Parallèlement à ses nouvelles fonctions, il conservera la présidence de Michelin jusqu'en mai, au moment où il avait prévu de longue date de passer la main.

Des qualités qui lui seront sans doute très utile en cette période. "Une nouvelle page de l'histoire de Renault s'ouvre".

Ses heures à la tête du groupe étaient comptées. "Et ça, ce sera le rôle du directeur général", a indiqué le ministre français de l'Économie. "L'alliance Renault-Nissan doit rester le numéro 1 mondial et continuer à faire la fierté de ses salariés". Et la deuxième chose, c'est de faire fonctionner correctement Renault, au jour le jour, pour s'assurer que Renault reste en pointe en matière de technologie, d'investissement, de véhicules autonomes, de véhicules électriques. A ce titre, il sera l'interlocuteur principal de Nissan et des autres partenaires "pour toute discussion sur l'organisation et l'évolution de l'Alliance". Son procès, à l'issue duquel il risque jusqu'à 15 ans de prison, n'aura pas lieu avant des mois. Quant à Thierry Bolloré, il assurait l'intérim depuis fin novembre 2018, et représente la continuité au sein du groupe qu'il a rejoint en 2012, en provenance de l'équipementier Faurecia.

Dernières nouvelles