Les patrons quittent les négociations à cause du bonus-malus — Assurance chômage

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger le 10 décembre 2018 à l'Elysée

Bonus-malus : le Medef "suspend sa participation" à la négociation sur l'assurance chômage

Le Medef "suspend sa participation à la négociation sur l'assurance chômage", a-t-il annoncé lundi, en attendant "une clarification du gouvernement" sur le bonus-malus sur les contrats courts, qui avait déjà suscité la suspension de la participation de la CPME un peu plus tôt. En novembre, au tout début de la négociation sur l'assurance chômage, Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du Medef, avait assuré qu'un tel système allait " détruire des CDD et des emplois intérim sans pour autant créer de CDI ".

Le président de la République a réaffirmé sa volonté de mettre en place ce dispositif réclamé par les syndicats.

La CPME "suspend, jusqu'à nouvel ordre, sa participation aux négociations en cours sur l'assurance chômage", écrit-elle dans un communiqué.

"Tous les efforts menés par les négociateurs pour 'déprécariser' les contrats courts ont ainsi été balayés d'un revers de main", a réagi la confédération des petites et moyennes entreprises. Le président tient à mettre en place cette mesure, auquel le patronat est opposé. La CPME dit être opposée à "une nouvelle forme de taxation des entreprises qui créent des emplois", estimant que ce serait "dévastateur" pour l'économie française et pour l'emploi.

Une "taxation" qui serait "dévastatrice".

"Je considère que la réforme de l'assurance-chômage c'est un élément clé pour valoriser le travail dans notre pays et permettre de lutter avec plus d'efficacité contre le chômage".

Lors de ses vœux aux acteurs économiques ce lundi, le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire a déclaré lundi qu'Emmanuel Macron et le Premier ministre Edouard Philippe avaient " indiqué à plusieurs reprises que nous laissons la main aux partenaires sociaux et si les partenaires sociaux n'arrivaient pas à trouver un accord, c'est l'Etat qui devrait prendre la main et prendre ses responsabilités". "Notre objectif, c'est de réduire encore plus rapidement le nombre de demandeurs d'emplois dans notre pays et la réforme de l'assurance-chômage, elle doit permettre cela".

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