Pour Apple, l'iPhone ne paie plus | JULIE CHARPENTRAT | Entreprises

Ouverture du premier Apple Store de Thaïlande le 10 novembre. Image Apple

Ouverture du premier Apple Store de Thaïlande le 10 novembre. Image Apple

Surtout, les services ont vu leur chiffre d'affaires grimper de 19 % à 10,9 milliards, un peu au-dessus des attentes des analystes.

Apple prévoit pour le trimestre en cours un chiffre d'affaires compris entre 55 et 59 milliards de dollars (48-52 milliards d'euros), soit en milieu de fourchette moins que le consensus qui est actuellement à 58,83 milliards selon IBES Refinitiv.

Au premier trimestre, le chiffre d'affaires d'Apple a atteint 84,3 milliards de dollars, soit le 2e meilleur trimestre de l'histoire de la firme après le record de 2018 (88,3 milliards de dollars).

" Quand vous regardez les devises étrangères et en particulier les marchés qui ont été affaiblis au cours de l'année dernière, ces hausses de prix étaient évidemment plus importantes".

Pour le PDG Tim Cook, ce recul est dû au ralentissement économique chinois "significativement plus important que nous l'avions imaginé".

Apple va revoir son mode de calcul du prix des iPhone vendus hors des États-Unis, laissant entrevoir une baisse des prix dans certains pays. En revanche, nous pouvons raisonnablement espérer une remise en question générale de la stratégie tarifaire d'Apple au niveau mondial avec la gamme qui sera annoncée en septembre prochain.

A cet égard, il a indiqué qu'Apple Music comptait plus de 50 millions d'abonnés payants et a promis des annonces prochainement en matière de streaming vidéo. Là encore, c'est une rareté, Apple ayant l'habitude de faire croître régulièrement son bénéfice net ces dernières années. Une performance toutefois légèrement supérieure au consensus des analystes, qui tablaient sur des revenus de 83,97 milliards de dollars et un bénéfice par action de 4,17 dollars.

Douze ans après l'iPhone, Apple est "incapable de présenter des innovations (à même) d'époustoufler les consommateurs", a-t-il lancé, estimant que les derniers modèles n'apportent rien de vraiment novateur: "les consommateurs en attendent beaucoup plus pour leur argent". Tim Cook n'a pas donné de date... ou de prix.

Malgré les résultats, le titre avançait de presque 6 % en Bourse dans les échanges électroniques. Cette augmentation s'explique par le fait qu'Apple cale ses tarifs internationaux sur le dollar.

Les analystes soulignent aussi la saturation du marché du smartphone et la cherté des appareils d'Apple, qui fait face dans ce pays à de sérieux concurrents locaux, comme Huawei et Xiaomi. Seul l'iPhone Xr, plus abordable, tire son épingle du jeu. " Bien qu'il ait été décevant de rater nos prévisions de chiffre d'affaires (ndlr: avant l'alerte sur les résultats de début janvier), nous gérons Apple sur le long terme et les résultats de ce trimestre démontrent que la force sous-jacente de notre activité est profonde et étendue", déclare Tim Cook.

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