Trump accuse les renseignements américains d'avoir "tort" sur l'Iran

Le président américain Donald Trump le 6 janvier 2019 à la Maison Blanche

Le président américain Donald Trump le 6 janvier 2019 à la Maison Blanche1/4

Donald Trump a assuré jeudi être en accord, sur les grands dossiers internationaux, avec les responsables des services de renseignement américains après les avoir traités de "naïfs" et leur avoir conseillé de "retourner à l'école".

" Le fait que la Maison Blanche n'écoute pas est terriblement dangereux", a-t-il ajouté.

Dans son tableau annuel des grandes menaces mondiales, le renseignement américain marque par ailleurs son désaccord sur l'analyse du président américain concernant la situation en Syrie, mais aussi l'impact des discussions en cours avec la Corée du Nord.

"Nous continuons à observer des activités non compatibles avec une dénucléarisation totale", a-t-il affirmé, affirmant que le démantèlement déjà opéré de certaines parties des infrastructures était "réversible".

Une analyse à des années-lumière de l'autosatisfecit du président juste après son sommet historique du 12 juin à Singapour avec Kim Jong Un. "Il n'y a plus de menace nucléaire de la part de la Corée du Nord", avait-il claironné. Il a également jugé 'peu probable' une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne.

Depuis, les négociations se sont enlisées.

Selon lui, ses dirigeants considèrent les armes nucléaires comme indispensables à la survie du régime.

Donald Trump ne mâche pas ses mots en parlant des services de renseignements américains.

Les patrons du renseignement américain contredisent Donald Trump sur les axes majeurs de sa politique extérieure.

Hier, le directeur du Renseignement national, Dan Coats, mais aussi les chefs de la CIA, du FBI et de la NSA avaient soutenu l'inverse lors de la présentation devant le Sénat de leur évaluation annuelle des menaces auxquelles sont exposés les États-Unis. Et si les Iraniens envisagent de "prendre leurs distances" avec ce texte, c'est, a noté Gina Haspel, en raison de l'absence de retombées économiques, Washington ayant rétabli des sanctions draconiennes contre Téhéran après son retrait qui avait suscité la colère des alliés européens des Etats-Unis. Il s'agit essentiellement de forces spéciales présentes pour combattre le groupe Etat islamique et entraîner les forces locales dans les zones reprises aux djihadistes. L'EI a la volonté de réapparaître et contrôle encore des milliers combattants en Irak et en Syrie. "Si on a éliminé le +caliphat+" mis en place par l'organisation jihadiste, "à l'exception de quelques petits villages, nous ne devons pas sous-estimer les capacités des groupes terroristes, notamment l'EI", a-t-il insisté.

" D'énormes progrès " ont été accomplis depuis deux ans, a-t-il souligné, sans cependant être aussi catégorique que lorsqu'il avait lancé, le 20 décembre: " Nous avons gagné contre le groupe EI, il est temps de rentrer ".

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