La CGT appelle à la grève générale contre la politique de Macron

La mobilisation s’annonce atypique

La mobilisation s’annonce atypique. Archives Lindependant

Les deux actions visent de toute façon Emmanuel Macron. "Les gilets jaunes ont démarré contre la taxe pour les produits pétroliers, c'était soutenu par le Medef", se souvient le dirigeant qui ne veut pas non plus donner de crédit à des revendications qui sont éloignées de son corpus idéologique.

Au nom de la "convergence des luttes", plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce 5 février partout en France, à l'appel principalement de la CGT mais aussi pour la première fois avec la participation de Gilets jaunes qui jusqu'à présent avaient regardé les syndicats avec méfiance.

Avec quel succès? Pas forcément celui espéré par les organisateurs, mais la réponse ne sera de toute façon pas connue avant mardi. Aucune perturbation prévue pour l'Eurostar.

Un préavis de grève national a été déposé par la CGT Santé action sociale, la Fédération CGT des services publics ou encore la CGT Culture.

Côté SNCF, le site de la compagnie ferroviaire prévoyait la suppression de trains Intercités, notamment sur les lignes Bordeaux-Marseille, Paris-Toulouse ou Clermont-Béziers. Cette manifestation et journée de grève est nationale. Celui des TGV s'annonce en revanche normal.

Après avoir bloqué la circulation au niveau des rond-points de Méan et de l'Air bleu, à Montoir-de-Bretagne, les manifestants se sont rejoints, à 10 h, devant les Chantiers de l'Atlantique, puis l'usine Sides.

"Quand on commence à restreindre les libertés individuelles et collectives et notre droit fondamental de manifester, on est sur une route qui est dangereuse et qui évidemment pourrait s'assimiler au totalitarisme", a prévenu Philippe Martinez, qui défilera à Paris à partir de 14 heures de l'Hôtel de Ville jusqu'à la place de la Concorde. La CGT a diffusé sur son site une "carte des mobilisations".

À côté de la CGT, appelaient également à manifester Solidaires, le NPA, le PCF, la France insoumise, Attac, des organisations de jeunesse comme l'Unef, l'UNL ou la Jeunesse ouvrière. Lors de sa dernière mobilisation dans la capitale, le 14 décembre, la CGT avait dénombré 15 000 manifestants (6 000, selon la police).

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