CGT, Solidaires et Gilets jaunes "tous ensemble" à la manif — Valenciennes

Emmanuel Macron et Laurent Berger. AFP

Emmanuel Macron et Laurent Berger. AFP

Quelques centaines de "Gilets jaunes" ont poursuivi la manifestation qui s'était achevée sur la place de la Bourse, et la police les a dispersés à coups de gaz lacrymogène.

La circulation a été perturbée par plusieurs manifestations CGT et " gilets jaunes " sur des ronds-points ou sur des routes en Normandie (nord-ouest) ou dans le Gard (sud), des régions fortement mobilisées depuis le début du mouvement.

L'intersyndicale (CGT, FSU, Solidaires et CNT) appelle toujours à faire grève et à manifester sur des demandes des "gilets jaunes " qui recoupent ses revendications. Le mouvement aura regroupé 10 000 personnes selon la CGT, 4000 selon d'autres organisateurs et la préfecture.

" Il y a une trentaine de départements où il y aura des défilés jaunes et rouges", a assuré dimanche Philippe Martinez, le secrétaire général de la Confédération générale du travail. L'appel à la grève, lui, semble avoir été peu suivi dans l'Education et les transports.

" Cette journée est une première date qui comptera".

A Marseille, où 5.200 personnes ont été recensées par la police (55.000 par la CGT), des "Gilets jaunes" s'étaient glissés entre les militants de la CGT du bassin pétro-chimique de Fos-sur-Mer, les personnels des hôpitaux et les enseignants. "Certes, nous ne sommes pas d'accord sur tout mais nous avons forcément des points communs et unis, on est plus forts pour faire plier le gouvernement", nous dit-il.

La CGT prévoit d'ores et déjà une nouvelle journée nationale à la mi-mars.

Outre les Gilets Jaunes et les syndicats, notons la présence de membres de la France Insoumise et du PCF.

"Que nous soyons soutenus par des organisations politiques, comme ça s'est fait, par des associations, c'est une très bonne chose".

La convergence est pourtant loin d'être faite, les syndicats eux-mêmes ne parvenant pas eux-mêmes à afficher leur unité.

"Les gens en ont marre de faire des manifs de Bastille à République pour qu'en face les dirigeants rigolent", a déclaré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, interrogé quelques jours avant la grève nationale de ce mardi 5 février. La CGT attend une mobilisation massive de leur part (Turbomeca, Dassault, ...).

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