L'UE et le Royaume-Uni vont avoir de nouvelles "discussions" — Brexit

Brexit : May de retour à Bruxelles

Le président du Conseil européen imagine "une place spéciale en enfer" pour les partisans du Brexit

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a répété mercredi que l'UE ne renégocierait pas l'accord de Brexit tout en disant espérer que May viendrait avec des "suggestions réalistes" pour sortir de l'impasse sur la frontière irlandaise. La conversation qui a suivi fut "musclée mais constructive", selon le communiqué conjoint des deux dirigeants publié à l'issue de leur rencontre à Bruxelles.

Une nouvelle rencontre entre Theresa May et Jean-Claude Juncker est aussi prévue "avant la fin du mois de février".

Theresa May va mettre sur le tapis, encore et encore, la question de la frontière irlandaise. " Une fois de plus, nous attendons d'entendre ce que la Première ministre a à nous dire ", a déclaré Margaritis Schinas, le porte-parole de la Commission européenne, mardi. Le pays devrait quitter l'UE le 29 mars 2019.

Theresa May sera reçue jeudi par Donald Tusk et par Jean-Claude Juncker, qui ont tous les deux assuré vouloir éviter le scénario redouté d'une absence d'accord.

Mme May s'appuie sur le soutien de son parlement en faveur d'une modification du "backstop", Juncker, lui, rappelle que tout nouveau texte devra aussi être accepté par les 27 et par le Parlement européen, très attaché à la présence d'une clause de sauvegarde sur l'Irlande. Theresa May arrive dans la capitale européenne dans une ambiance tendue, au lendemain d'une polémique créée par le président du Conseil européen Donald Tusk. "Elle veut obtenir des modifications de la disposition du traité de retrait, appelée " filet de sécurité " (" backstop " en anglais), visant à éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord britannique et la République d'Irlande, membre de l'UE, afin de contenter la partie la plus extrémiste de son parti conservateur.

Mme May n'est pas venue à Bruxelles avec une offre déterminée.

Dans une lettre adressée à la Première ministre et rendue publique jeudi matin, le leader de l'opposition Jeremy Corbyn exprime ses doutes sur la stratégie de Theresa May.

Le Backstop prévoit que le Royaume-Uni resterait dans une union douanière avec l'UE, et l'Irlande du Nord dans le marché unique pour les biens, afin d'éviter des contrôles douaniers et réglementaires physiques, si aucune autre solution n'est trouvée au cours des négociations sur la future relation entre Londres et l'UE. "Je me demande à quoi cette place spéciale en enfer ressemble, pour ceux qui ont fait la promotion du Brexit sans même l'ébauche d'un plan pour le réaliser en toute sécurité", a lancé M. Tusk qui dirige l'instance regroupant les chefs d'Etat et de gouvernement, lors d'un point presse avec le Premier ministre irlandais Leo Varadkar.Ce commentaire a provoqué des réactions passionnées au Royaume-Uni.

Donald Tusk estime que les partisans du Brexit n'ont pas anticipé les conséquences du divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

Une proposition fraîchement reçue par le numéro 2 du gouvernement David Lidington, qui l'a qualifiée de "voeu pieux", lors d'une interview à la radio BBC4.

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