Affaire Benalla : le couple de la Contrescarpe aujourd’hui devant la justice

Georgios D. et Chloe P. arrivent au tribunal à Paris le 8 février 2019 jugés pour violences contre policiers

Georgios D. et Chloe P. arrivent au tribunal à Paris le 8 février 2019 jugés pour violences contre policiers

Georgios D.et Chloé P., qui reconnaissaient les faits qui leur étaient reprochés, ont cependant toujours nié s'être sciemment rendus place de la Contrescarpe ce jour-là pour manifester ou en découdre avec les forces de l'ordre.

Le parquet de Paris a requis vendredi deux mois d'emprisonnement avec sursis et 400 euros d'amende pour violences contre des policiers, à l'encontre de Chloé P.et Georgios D., un couple de trentenaires dont l'interpellation violente filmée le 1er mai 2018 a marqué le commencement de l'affaire Benalla. Le jeune couple molesté par l'ancien chargé de mission d'Emmanuel Macron doit être jugé, ce vendredi matin par le tribunal correctionnel de Paris, pour des violences envers des policiers. "Ils se présenteront devant le tribunal pour s'expliquer simplement sur les faits", a indiqué leur avocat, Sahand Saber à 20 Minutes tout en refusant d'en dire plus sur leur état d'esprit. Le couple, inconnu auparavant de la police et de la justice, affirme être sorti boire un verre pour fêter six ans de vie commune avant de se retrouver pris dans des heurts.

"Il y avait de la fumée partout, on a perdu le contrôle", a affirmé la jeune femme. "Nous n'avons jamais voulu faire de mal - on sait qu'on aurait pu", a-t-elle assuré. Dans son réquisitoire, la procureure, qui s'étonne de "l'intérêt médiatique" suscité par un "petit dossier", a dénoncé des "faits graves et inadmissibles" de la part des deux prévenus, dont elle n'a pas compris pourquoi ils étaient restés sur les lieux alors que les choses dégénéraient, après la manifestation. "Nous ne sommes ni manifestants ni fauteurs de trouble, on regrette vraiment". L'exploitation des vidéos montre que "les CRS ne sont pas vraiment en train de vous charger", a aussi remarqué la juge. Aucun policier n'avait été atteint par les projectiles et aucun n'a porté plainte.

Peu après ces jets de projectiles, le couple avait été filmé en train d'être rudoyé par Alexandre Benalla, présent aux côtés des forces de l'ordre en qualité d'"observateur", et Vincent Crase, gendarme réserviste alors employé de La République en marche, point de départ du scandale qui ébranle l'exécutif depuis l'été.

Les deux jeunes gens, emmenés avec plusieurs dizaines d'autres personnes arrêtées ce jour-là, parmi lesquelles des "black blocs", à Aubervilliers, ont été remis en liberté le soir même après une simple vérification d'identité.

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