Cinéma Laval : Une intime conviction

Une intime conviction Un film sec précis haletant

Cinéma : "Une intime conviction" revient sur l'affaire Suzanne Viguier

Seule l'intime conviction importe qui puise dans " quelle impression ont fait sur leur raison les preuves rapportées contre l'accusé, et les moyens de sa défense.

Le 27 février 2000, Suzanne Viguier a disparu à Toulouse. Éric Dupond-Moretti, ténor du barreau, accepte de défendre l'accusé dans ce nouveau procès en appel. Trois jours plus tard seulement, son mari, Jacques Viguier, signale sa disparition à la police, suivi une heure plus tard par l'amant de la. Employée dans un restaurant et mère célibataire, elle craint l'erreur judiciaire.

Aujourd'hui sort sur les écrans " Une intime conviction", un film d'Antoine Raimbault, avec Olivier Gourmet dans le rôle d'Eric Dupont Morretti avocat de Jacques Viguier. Pour décortiquer l'accusation contre Jacques Viguier (un Laurent Lucas minéral et effacé, presque muet), accusé d'avoir tué son épouse dont le corps n'a jamais été retrouvé, Raimbault adopte le point de vue d'un personnage fictif, Nora (Marina Foïs, très bien).

"Une intime conviction ", Marina Foïs mélange comédie populaire, thriller et film d'auteur.

Nora s'intègre parfaitement à un récit où par ailleurs tout est vrai - plaidoiries, témoignages, écoutes téléphoniques...

Ce premier film à la réalisation efficace trouve le bon équilibre entre la chronique judiciaire haletante dont il restitue la complexité et l'évolution psychologique des personnages, entre l'avocat adepte du doute et son obsessionnelle auxiliaire brandissant ses certitudes.

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