L'ONU accuse Ryad — Khashoggi

Plan rapproché de Jamal Khashoggi qui parle lors d'une conférence de presse à Manama à Bahreïn le 1er février 2015

Khashoggi : un meurtre «planifié et perpétré par des officiels saoudiens» selon l'enquête de l'ONU

Son assassinat a plongé l'Arabie saoudite dans une grave crise diplomatique et a nettement terni la réputation du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui est accusé par des responsables américains et turcs d'avoir commandité le meurtre.

Jamal Khashoggi, qui vivait en exil aux Etats-Unis et écrivait régulièrement dans le Washington Post, a été tué dans les locaux du consulat saoudien, à Istanbul (Turquie), le 2 octobre 2018.

Interrogé sur cette obligation, le porte-parole de la diplomatie américaine Robert Palladino a répondu jeudi que le gouvernement américain avait déjà sanctionné mi-novembre 17 responsables saoudiens.

L'administration Trump affirme ne pas disposer de preuve irréfutable de l'implication directe du dirigeant saoudien, bien que les sénateurs, après avoir été informés à huis clos à l'automne des conclusions de la CIA, aient assuré avoir été confortés dans leur mise en cause du prince héritier.

Le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi avait été "planifié et perpétré par des représentants de l'État d'Arabie saoudite", a expliqué la rapporteure spéciale de l'Onu sur les exécutions extrajudiciaires qui l'annonce de retour de mission en Turquie, selon un communiqué cité par l'AFP.

Ces révélations interviennent alors qu'une commission bipartisane de parlementaires américains a fixé le vendredi 8 février comme date butoir à la Maison blanche, pour se prononcer sur l'implication ou non de Mohammed ben Salmane dans cet assassinat.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'est lui entretenu jeudi à Washington avec le ministre d'Etat saoudien aux Affaires étrangères Adel al-Jubeir.

"Six organisations de défense de droits humains et de la liberté de la presse ont appelé jeudi les États-Unis à prendre des " mesures concrètes immédiates pour faire avancer la justice", déplorant " l'absence persistante de transparence " plus de quatre mois après le meurtre du journaliste.

"Il revient au Congrès d'agir", a-t-il insisté. La justice saoudienne, de son côté, maintient que MBS n'était pas au courant de ce meurtre, qui serait l'œuvre d'un groupe d'éléments incontrôlés.

Selon son collègue républicain Lindsay Graham, souvent proche des positions de Donald Trump, "si l'Arabie saoudite est un allié stratégique, le comportement du prince héritier, à plusieurs titres, a manqué de respect à cette relation, ce qui le rend (.) plus que toxique ".

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