Paris dénonce une "provocation" — Di Maio/gilets jaunes

Le vice-premier ministre italien Luigi Di Maio a rencontré des Gilets jaunes en France

Le vice-Premier ministre italien est venu à Paris rencontrer des gilets jaunes

Et le vice-Premier ministre italien de conclure: "Le vent du changement a franchi les Alpes".

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a dénoncé ce mercredi une réunion organisée entre le vice-premier ministre italien Luigi Di Maio et des représentants du mouvement des Gilets Jaunes, la qualifiant de provocation. Je répète: "le vent du changement a franchi les Alpes", a-t-il ainsi conclu. Luigi Di Maio le sait très bien, il a construit son mouvement 5 étoiles en usant de ces ressorts médiatiques. Il apparaît entouré de celui qu'il présente comme "le leader des gilets jaunes et des candidats aux élections européennes de la liste RIC d'Ingrid Levavasseur". Une nouvelle rencontre est prévue à Rome, selon l'AFP. "Di Maio, qui exerce des responsabilités gouvernementales, doit veiller à ne pas saper, par ses ingérences répétées, nos relations bilatérales, dans l'intérêt de la France et de l'Italie", a-t-il ajouté.

Pour L'Obs, cette "opération de séduction" ne fait que raviver les tensions existantes entre Paris et Rome. Dimanche 20 janvier, Luigi Di Maio avait notamment accusé la France d'appauvrir l'Afrique et d'être ainsi responsable de nombreux départs vers l'Europe: "A partir d'aujourd'hui, ceux qui veulent débarquer en Italie, on va les emmener à Marseille". Je vais demander des sanctions contre les pays qui colonisent l'Afrique. "Cette rencontre a apporté du crédit et nous a permis de prendre une dimension internationale".

Peu après, et ce n'est pas une coïncidence, un des principaux, et un des plus connus des leaders des Gilets Jaunes, Eric Drouet, déclare ne pas reconnaître une quelconque "initiative politique " faite au nom du mouvement.

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