L'Etat islamique contrôle désormais moins de 1% de son "califat"

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En décembre 2018, le président américain avait annoncé le retrait des quelque 2.000 soldats américains qui avaient été déployés en Syrie pour épauler les FDS.

Aujourd'hui, les jihadistes sont retranchés dans un ultime réduit dans l'est syrien, dans la province orientale de Deir Ezzor, où ils sont la cible d'une offensive de l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS).

"La nature du combat est en train de changer" avec la défaite territoriale quasi totale de l'EI en Irak et en Syrie, a-t-il insisté devant les représentants des 74 pays et cinq organisations multilatérales membres de la coalition réunis à Washington.

Mais les FDS ont globalement suspendu leur avancée, craignant notamment que les jihadistes utilisent les civils comme "boucliers humains".

"Les FDS marquent depuis quelques jours une pause opérationnelle qui leur permet de se réorganiser et de renforcer leurs positions", a confirmé jeudi 7 février lors d'un point presse à Paris le porte-parole de l'état-major français, le colonel Patrik Steiger.

En annonçant le 19 décembre le retrait des forces spéciales américaines du nord-est de la Syrie où elles luttaient contre les djihadistes, Donald Trump a pris tout le monde de court. "Ils ont encore de petites poches", " qui seront de plus en plus petites", mais " peuvent être si dangereuses ", a reconnu le locataire de la Maison-Blanche, promettant de " tout faire pour vaincre jusqu'au dernier membre de la folie de l'EI et défendre nos gens du terrorisme islamique radical ".

Depuis début décembre, plus de 37.000 personnes ont fui cet ultime réduit jihadiste, principalement des familles de l'EI, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Parmi eux, figurent environ 3.400 jihadistes, selon la même source.

Désormais, des centaines d'étrangers, dont femmes et enfants, se trouvent aux mains des FDS qui réclament leur rapatriement vers leurs pays d'origine.

"Alors que nous continuons de presser les combattants de l'EI restant dans un carré toujours plus petit -désormais moins de 1% du "califat" originel-, ils cherchent à s'échapper en se mêlant aux femmes et aux enfants innocents qui tentent de fuir les combats", souligne encore le communiqué.

Le sort des jihadistes étrangers qui, après avoir combattu sous la bannière de l'EI, ont été arrêtés par les forces kurdes alliées des Occidentaux sur le terrain est aussi un problème pour plusieurs pays, France en tête.

"Nous nous dirigeons vers une solution politique, qui nécessite un accord avec Damas", a indiqué à l'AFP un haut responsable de l'administration semi-autonome kurde, Badran Jia Kurdi.

Une opération qui pourrait entraîner un chaos sécuritaire, dont l'EI pourrait profiter, ont mis en garde les FDS.

Déclenché en mars 2011 avec la répression de manifestations prodémocratie, le conflit en Syrie a fait plus de 360.000 morts et s'est complexifié avec l'implication de puissances étrangères et de groupes jihadistes. Ces derniers développements ont poussé la minorité kurde, qui a établi une autonomie de facto dans le nord-est du pays, à amorcer un rapprochement avec le régime de Bachar al-Assad.

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