Les Gilets jaunes annoncent vouloir un rassemblement pacifique — Lorient

Acte 13 des Gilets jaunes : des appels à manifester en ordre dispersé ce samedi Le Parisien • 09/02/2019 à 11:44

"Gilets jaunes": 3 photographes disent avoir été "délibérément" visés par la police à Toulouse

Toujours présents mais de moins en moins nombreux. Samedi, 45 personnes ont été interpellées à Paris en marge des manifestations " gilets jaunes " et 42 ont été placées en garde à vue, selon les autorités. On fait le point.

La victime est "un photographe gilet jaune" qui "prenait des photos des gens en train de pousser les palissades de l'Assemblée nationale" à la mi-journée, a rapporté cet homme de 21 ans.

Une quarantaine de " gilets jaunes " avaient démonté dans la matinée des barrières sur le péage d'Orange-sud (Vaucluse) et ont laissé passer les automobilistes sans qu'ils n'aient à payer.

"C'est cousu de fil blanc, ils veulent nous dresser les uns contre les autres: "les " pour", les " contre " et les gilets jaunes.

Du côté d'Arras, les principales revendications scandées par les douze manifestants concernaient aussi le pouvoir d'achat. Des mobilisations souvent accompagnées de heurts.

Des manifestations sont prévues en début d'après-midi à Lorient (à la Cité de la voile) qui après Morlaix accueille le grand rassemblement.

Environ 400 manifestants à Rennes ce samedi pour une mobilisation sans incidents majeurs. Le cortège a défilé sur les quais depuis la place de la République avant de rejoindre le boulevard de la Liberté. Toutefois, quelques tensions ont éclaté dans la ville avec des tirs de gaz lacrymogène. À Bordeaux, 18 personnes ont été interpellées, et les forces de l'ordres comptent 12 blessés dans leurs rangs, selon la préfecture.

Des échauffourées ont commencé à opposer des manifestants aux forces de l'ordre à la mi-journée.

C'est en ordre dispersé que les gilets jaunes ont choisi de manifester ce samedi en France, après bientôt trois mois de mobilisation. Des incidents ont éclaté à l'arrivée du cortège devant l'Assemblée nationale, où un manifestant, âgé d'une trentaine d'années selon les pompiers, a eu une main arrachée. C'est du moins ce qu'ont déclaré des street-medics, tandis que, de son côté, la préfecture de police de Paris a évoqué "quatre doigts arrachés".

La cause exacte de la blessure n'était pas établie dans l'immédiat. Selon les témoignages il aurait ramassé une grenade lacrymogène lancée par les forces de l'ordre.

Des incidents ont eu lieu sur le parcours de la manifestation, qui est arrivée vers 16h30 près de la Tour Eiffel, dans une ambiance très tendue.

Un homme soupçonné d'être à l'origine de l'incendie de ce véhicule, identifié grâce à des images vidéo, a été interpellé et placé en garde à vue selon la préfecture de police de Paris.

À Lyon, ils étaient aussi plusieurs milliers dans les rues.

Mais comme lors de la première édition à Metz, les choses ont dérapé vers 17h, quand une partie de ces manifestants a décidé de retourner à proximité de la préfecture, pour tenter d'approcher le bâtiment public, ce qui leur était interdit. La préfecture du Rhône a refusé de communiquer une estimation du nombre de manifestants, centralisée au niveau du ministère de l'Intérieur, mais elle a dénombré au total 22 interpellations pour " caillassage en direction des forces de l'ordre " et détention d'armes par destination (feux d'artifice et projectiles), a-t-elle précisé. Et à Albi (Tarn), une "marche du handicap et des invalides" a réuni plusieurs centaines de manifestants, la plupart vêtus d'un gilet jaune. "Des dizaines de personnes portant un masque jaune étaient en tête du défilé en criant " Macron salaud, le peuple aura ta peau ".

Dernières nouvelles