Les 40 ans de la révolution iranienne : le désenchantement de la jeunesse

La guerre économique américaine contre l'Iran n'atteindra pas ses objectifs (président iranien)

40 ans de la révolution iranienne : Téhéran montre ses muscles

Le président iranien Hassan Rohani a dénoncé le "complot" américain et estimé que la présence du peuple dans les rues signifiait que "l'ennemi" n'attendrait jamais "ses objectifs démoniaques".

Damas/Tout au long de 40 ans après la victoire de la Révolution islamique, l'Iran poursuit sa marche pleine de succès aux niveaux intérieur et extérieur avec détermination et fermeté face aux complots et aux politiques agressifs.

Le renversement du chat d'Iran et l'avènement de la Révolution iranienne ont eu lieu le 11 février 1979, dix jours après le retour triomphal de l'ayatollah Khomeini de son exil français.

La foule agite de nombreux drapeaux vert, blanc et rouge, les couleurs nationales, et brandit des pancartes avec des slogans contre les États-Unis ou Israël.

Femmes en tchadors, jeunes enfants coiffés d'un bonnet et ballon de baudruche à la main, hommes en tenues sombres, bassidjis (miliciens islamiques) en treillis et clercs enturbannés défilent tandis qu'un hélicoptère passe dans le ciel nuageux. "Mort à l'Amérique", "A bas l'Angleterre", "Mort à Israël" ou encore "Nous piétinerons les États-Unis" pouvait-on lire sur certaines d'entre-elles.

Les relations de Téhéran sont aussi tendues avec les Occidentaux, empoisonnées notamment par la question des missiles iraniens.

Diffusant des images de foules à Téhéran et dans de nombreuses autres villes, la télévision d'Etat a mis en garde contre la désinformation de "certains médias étrangers hostiles" soupçonnés de vouloir ternir l'anniversaire en minimisant les chiffres de l'affluence populaire.

Selon son site internet, M. Khamenei doit publier dans la journée un communiqué détaillant la "deuxième étape (.) du grand processus d'universalisation" de la Révolution islamique.

Pour l'Iran, ce 40e anniversaire survient dans une période de difficultés économiques et de fortes tensions renouvelées avec les Etats-Unis.

En novembre dernier, les Etats-Unis ont annoncé la réimposition des sanctions complètes contre l'Iran concernant ses exportations pétrolières et ses secteurs bancaires, quelques mois après le retrait de Washington de l'accord sur le nucléaire iranien de 2015.

Selon le Fonds monétaire international (FMI), l'économie iranienne est entrée en récession en 2018 et le PIB du pays devrait chuter de 3,6% en 2019.

Zahra Seyed Sadeghi, habitante de Téhéran: "Nous sommes ici pour montrer à l'ennemi notre soutien inébranlable à la révolution, que nous continuons à soutenir notre chef et notre imam fondateur, et que nous allons continuer sur la voie de l'Islam". "Il y a des problèmes aujourd'hui, nous sommes comme un cycliste à qui l'on mettrait des bâtons dans les roues".

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