Christine Lagarde alerte contre une éventuelle tempête — Economie mondiale

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Marché : Les exportateurs de pétrole pas encore remis du choc de 2014, selon le FMI

"Avec la baisse des recettes, les déficits publics ne diminuent que lentement, en dépit des réformes significatives à la fois sur la partie dépenses et la partie recettes, qui inclut notamment l'introduction de la TVA", a dit Christine Lagarde lors d'une conférence à Dubai.

La directrice du FMI s'est appesantie sur les méfaits de la guerre commerciale en cours dans certains pays.

Il reste cependant au Moyen-Orient, où "le court-termisme et le déficit de crédibilité" constituent des points faibles, une marge pour améliorer les structures budgétaires, a-t-elle ajouté.

D'après la directrice générale du FMI, il est fréquent que les fonds souverains financent directement des projets, échappant ainsi aux processus budgétaires normaux. Elle préconise à la place de suivre l'exemple de pays riches en ressources naturelles comme le Chili ou la Norvège.

La croissance économique a atteint son plateau presque partout.

Le mois dernier, le FMI a abaissé ses prévisions de croissance pour l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, et pour l'ensemble de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord en raison de la chute des prix de l'or noir, de résultats économiques en berne et de tensions géopolitiques. Ces nuages risquent de s'accumuler et créer une "tempête " qui va peser sur toutes les économies du globe, selon le FMI. Outre les tensions commerciales entre les deux grandes puissances, Christine Lagarde a dit que l'économie mondiale subissait également les effets du resserrement des taux d'emprunt, des incertitudes liées au Brexit et d'un ralentissement de l'économie chinoise.

Selon elle, les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont commencé à affecter l'économie mondiale.

Si aucun accord n'est trouvé d'ici le 2 mars prochain, les Etats-Unis appliqueront des taxes supplémentaires sur quelque 200 millions de dollars de produits chinois, leurs droits de douane passant ainsi de 10 % à 25 %. Le second "nuage", c'est le resserrement des taux d'emprunt, alors que les États et les ménages sont déjà fortement endettés. "Quand il y a trop de nuages, il faut un éclair pour déclencher la tempête ", a-t-elle prévenu devant les dirigeants présents.

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