Début du procès historique des dirigeants indépendantistes catalans

En novembre dernier Carles Puigdemont avait reçu L'Indépendant chez lui dans la banlieue de Bruxelles

En novembre dernier Carles Puigdemont avait reçu L'Indépendant chez lui dans la banlieue de Bruxelles. D. R

Principale figure de la tentative de sécession de la Catalogne d'octobre 2017, Carles Puigdemont est le grand absent du procès. " a dit cette formation sur Twitter, se disant décidée à " combattre le séparatisme putschiste depuis la Cour suprême ". Des centaines de personnes vont y témoigner, dont l'ancien chef de gouvernement conservateur Mariano Rajoy.

En juillet 2018, un tribunal allemand avait refusé d'extrader Carles Puigdemont vers l'Espagne pour rébellion, l'accusation la plus grave qui pèse contre neuf des indépendantistes jugés à Madrid par la Cour suprême.

Douze anciens dirigeants catalans sont jugés pour avoir organisé un referendum d'autodétermination puis déclaré l'indépendance d'une " république catalane " en octobre 2017 en dépit des interdictions de la justice. "Il n'y a pas de souveraineté catalane mais une souveraineté espagnole" reconnue dans la Constitution, a-t-il dit. C'est la question qui sera au centre du procès, le chef d'accusation contesté de rébellion supposant l'existence d'un soulèvement violent. Son avocat Andreu Van den Eynde a estimé devant le tribunal que cette affaire portait " atteinte à la dissidence politique " et dénoncé " l'usage abusif de la détention provisoire " ainsi que les violations présumées des droits fondamentaux des accusés.

"Ce qui est pénalisé (.) est un comportement (.) ayant pour but la subversion et la rupture de l'ordre constitutionnel en appelant à des méthodes violentes à travers les masses (utilisées) comme boucliers humains" contre la police lors du référendum interdit du 1er octobre, a indiqué Fidel Cadena, un autre procureur.

Oriol Junqueras, Raul Romeva, Joaquim Forn, Jordi Turull, Dolors Bassa, Josep Rull, Jordi Cuixart, Carme Forcadell and Jordi Sanchez, les douze accusés du procès envers les indépendantistes catalans.

À Berlin, il a d'ailleurs attaqué les institutions européennes, qui ont soutenu Madrid dans son conflit avec les indépendantistes catalans. Le parquet le soutient mais les indépendantistes affirment eux que la seule violence a été celle des policiers le jour du référendum, dont les images ont fait le tour du monde.

Près d'un an et demi après les faits, la question catalane reste un brûlot politique en Espagne.

"Les juristes sont divisés, au point que le représentant des intérêts de l'État au procès n'accuse les prévenus que de sédition et réclame des peines de 12 ans au maximum".

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Madrid à l'appel de la droite et de l'extrême droite de Vox contre le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez, accusé de "haute trahison" pour avoir dialogué avec les indépendantistes.

Pedro Sanchez est arrivé au pouvoir en juin, grâce au soutien des indépendantistes, avec la ferme volonté de reprendre le dialogue.

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