Emploi: une hausse de 4% de la rupture conventionnelle individuelle en 2018

Le code du travail à Paris le 15 mars 2016

Le code du travail à Paris le 15 mars 2016

Cette possibilité de rompre son contrat de travail, parfois considérée comme une démission déguisée, a été mise en place en 2008.

En 2018, le recours à la rupture conventionnelle individuelle a connu une hausse de 4%, indique le ministère du Travail. Cette tranche d'âge, qui représente seulement un tiers des salariés en CDI, constitue les signataires des ruptures conventionnelles à plus de 50% des cas.

En 2018, 437.700 ruptures conventionnelles ont été homologuées, soit une hausse de 3,9% qui fait suite à une hausse de 8% en 2017.

Employeurs et salariés semblent de plus en plus privilégier le système des ruptures conventionnelles pour mettre fin à leur collaboration. Dix ans après leur création, le nombre de celles-ci continue d'augmenter.

Ceux qui choisissent - ou qui subissent, car cela peut arriver - ce mode de rupture du contrat de travail, sont le plus souvent des personnes de moins de 40 ans.

Les employés sont les plus représentés (53 % des ruptures conventionnelles), alors qu'ils ne représentent que 34 % des salariés en CDI.

Les cadres et les ouvriers sont 18% parmi les signataires de telles ruptures et sont respectivement 24 et 30% de la population salariée en CDI.

Les cadres obtiennent de meilleures indemnités de rupture que les ouvriers: 0,31 mois de salaire par année d'ancienneté, contre 0,25 pour les ouvriers et les employés (ce qui correspond à l'indemnité légale).

Par région, l'Île-de-France concentre un quart de l'ensemble des ruptures conventionnelles (+3,8% en 2018). L'indemnité médiane chez les cadres s'élève à 5 900 € contre 950 € pour les employés.

Dernières nouvelles