" "Philippe veut que les maisons de santé " deviennent la norme " — Loi santé

Loi santé Buzyn veut

La ministre de la Santé Agnès Buzyn le 11 février 2019 à Avoine

Un an après, jour pour jour, le projet de loi "relatif à son organisation et à sa transformation" arrive en Conseil des ministres.

Parmi elles, la suppression dès la rentrée 2020 du numerus clausus et du concours limitant le nombre d'étudiants admis en 2e année d'études de médecine, sages-femmes, dentaires ou de pharmacie.

La réforme des études de santé, mesure phare du projet de loi présenté demain en Conseil des ministres, vise à "augmenter de 20% à peu près le nombre de médecins formés", a indiqué mardi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Les effectifs en 2e et 3e années seront ainsi déterminés par les universités qui fixeront de même leurs objectifs d'admission en 4e année, sous le contrôle du ministère. En outre, des ordonnances définiront les conditions d'une "re-certification" régulière des médecins en exercice, pour vérifier que leurs compétences sont à jour.

"Engagé dans une course contre la montre, le gouvernement n'a pas encore précisé comment seront choisis les futurs soignants".

Le texte sera ensuite examiné en commission des affaires sociales à partir du lundi 11 mars, puis en séance à partir du lundi 25 mars, pour un vote d'ici à cet été.

Ce projet de loi est aussi l'occasion pour l'exécutif de réviser en profondeur la carte hospitalière. Ces établissements labellisés par le ministère, seront le premier niveau d'un système à trois étages apportant chacun le "bon niveau de soins " au patient.Concrètement, il y aura, d'ici 2022, sur tout le territoire, des hôpitaux experts, constitués pour l'essentiel des CHU, les centres hospitaliers universitaires, des hôpitaux intermédiaires, et donc des établissements dits de proximité.

Les règles d'autorisations des activités de soins (chirurgie, maternité, urgences...) et des équipements (IRM, scanners...) seront également réexaminées.

Du côté des établissements de santé, un statut unique de praticien hospitalier sera créé par ordonnance et le concours lié supprimé, pour rendre l'exercice mixte (en libéral et à l'hôpital) plus aisé.

Interrogé sur des critiques sur le manque de " concertation " de ce plan, formulées par les élus locaux (Association des maires de France, Régions de France, Assemblée des départements de France) et la Fédération hospitalière de France, Edouard Philippe a souligné qu'il y avait eu " beaucoup " de consultations depuis février 2018.

Une "plateforme des données de santé" remplacera l'actuel Institut des données de santé.

Il a aussi vanté "les assistants médicaux " "indispensables pour permettre aux médecins de se recentrer sur leur cœur de métier ".

La télémédecine aura bientôt son pendant chez les pharmaciens et les auxiliaires médicaux avec le " télésoin", qui pourra par exemple concerner " l'accompagnement par les infirmiers des effets secondaires de chimiothérapies orales, ou encore les séances d'orthophonie et d'orthoptie à distance ".

Tous les patients pourront ouvrir leur propre espace numérique de santé d'ici le 1er janvier 2022 pour accéder notamment à leur dossier médical partagé (sorte de carnet de santé), à des "applications" ou "informations de santé référencées".

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