Sous-marins : l'Australie et la France signent un contrat

Comment Naval Group a déminé le contrat du siècle avec l’Australie dans les sous-marins

Sous-marins: Naval Group et l'Australie signent un partenariat stratégique

Lundi 11 février, Canberra et Paris ont formellement signé leur " partenariat stratégique " impliquant un colossal contrat de 50 milliards de dollars pour la construction de 12 sous-marins destinés à la marine australienne, censé refléter les ambitions de l'Australie dans le Pacifique. Pour l'occasion la ministre française des armées, Florence Parly, s'est déplacée à Canberra, elle rappelle que c'est le "plus important investissement consenti en matière de défense en temps de paix par l'Australie". Hervé Guillou, PDG de Naval Group, le vainqueur de l'appel d'offres international, a signé avec le gouvernement australien un accord de partenariat stratégique (SPA) qui donne le coup d'envoi d'une coopération d'un demi-siècle dans l'industrie des sous-marins.

"Le programme du futur sous-marin est l'un des programmes de défense les plus importants de l'histoire de l'Australie".

C'est l'entreprise française Naval Group qui sera chargée de superviser la construction des sous-marins. Pour Naval Group, ça représente du travail pour 500 personnes en France (à Cherbourg et Lorient notamment), et cela va créer 2.000 emplois en Australie. LIRE AUSSI Vente de sous-marins: une enclave australienne à CherbourgCertains critiques déplorent le fait que le contrat ait tardé à être conclu car les eaux au Nord et à l'est de l'Australie sont déjà le théâtre d'une âpre bataille d'influence entre les Etats-Unis, la Chine et les puissances régionales. Les navires, à propulsion diesel, permettront à l'Australie de surveiller une zone située à 5 000 kilomètres de ses côtes: la mer de Chine méridionale.

Les îles du Pacifique sont petites et moins vitales pour le fret maritime que la mer de Chine méridionale, mais leurs zones économiques constituent une vaste proportion des ressources maritimes mondiales.

Le français, leader européen du naval de défense, avait gagné la compétition pour fournir à l'Australie 12 sous-marins océaniques, dérivés du Barracuda français, dans le cadre d'un transfert de technologie visant à doter l'Australie d'une capacité souveraine dans ce domaine. Le premier sous-marin doit entrer en service au début des années 2030, et le dernier au début des années 2040. Nous devons prendre l'initiative pour nous renforcer avant les autres.

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