Alain Juppé annonce accepter de siéger au Conseil constitutionnel

Alain Jupp

REUTERS Vincent Kessler Alain Juppé perd sa qualité d’adhérent des Républicains après 42 ans au sein du parti

Je comptais annoncer cette décision au lendemain des élections européennes fin mai prochain. "Ma nomination bouleversera ce calendrier", a indiqué dans un communiqué M. Juppé, alors que sa première adjointe, Virginie Calmels, n'a jamais caché ses ambitions de succession.

Mercredi, Richard Ferrand - qui appartenait au PS avant de rejoindre En Marche! en 2016 - a loué "un homme d'État".

De manière moins spectaculaire, l'ancien ministre Jacques Mézard a été proposé par le président de la République pour intégrer le Conseil constitutionnel.

Agé de 73 ans, Alain Juppé, cofondateur de l'UMP en 2002 et candidat malheureux à la primaire de la droite pour la présidentielle de 2017, "s'est toujours consacré au service de la vie publique" et "ce grand serviteur de l'Etat et des territoires fera bénéficier de son expérience les gardiens de la Constitution", selon le communiqué de la présidence de l'Assemblée. Désormais promis "sage", M. Juppé sera astreint à un strict devoir de réserve.

Ces propositions de nomination seront soumises à l'approbation de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, la semaine prochaine, annonce un communiqué de l'Assemblée nationale. Mais elle empêche également à M. Juppé d'apporter un clair soutien au président en vue des Européennes.

- 1976: chargé de mission au cabinet du Premier ministre Jacques Chirac. En décembre 1995, manifestations massives contre son projet de réforme de la Sécurité sociale et des régimes spéciaux de retraite.

Élu du Cantal, radical de gauche, M. Mézard, 71 ans, avait soutenu Emmanuel Macron dès le lancement de son mouvement En Marche!, devenant avec les socialistes Gérard Collomb et Nicole Bricq l'un des principaux relais du futur président au Sénat.

L'ancien Premier ministre a été condamné en 2004 par la cour d'appel de Versailles à 14 mois de prison avec sursis et à un an d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Démissionne de ses mandats et part enseigner à l'Ecole nationale d'administration publique du Québec (ENAP). Une proposition que le maire de Bordeaux a accepté. Réélu en 2008 et en 2014.

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