L'ex-boxeur Christophe Dettinger jugé pour l'agression de deux gendarmes à Paris

Le trentenaire avait été filmé le 5 janvier à Paris en train de frapper des gendarmes en marge de l’acte 8 des “gilets jaunes”

Le trentenaire avait été filmé le 5 janvier à Paris en train de frapper des gendarmes en marge de l’acte 8 des “gilets jaunes”. CAPTURE D'ECRAN

Il pourra effectuer sa peine sous le régime de la semi-liberté, c'est-à-dire qu'il pourra travailler à l'extérieur pendant la journée et dormir en prison le soir. Il comparaissait pour avoir frappé deux gendarmes mobiles lors de la manifestation des "gilets jaunes" du 5 janvier à Paris et encourait sept ans pour "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

Les deux gendarmes blessés, qui se sont constitués parties civiles, se sont vu prescrire 15 et 2 jours d'incapacité totale de travail (ITT). "Ces scènes sont d'une violence inouïe et doivent être sanctionnées", avait déclaré le représentant du ministère public, demandant le "maintien en détention" de Christophe Dettinger. L'ancien boxeur Christophe Dettinger, 37 ans, a été condamné à trente mois de prison, dont 18 avec sursis, mercredi 13 février, par le tribunal correctionnel de Paris. Christophe Dettinger est défendu par trois avocats, dont le très expérimenté ténor du barreau Henri Leclerc.

L'ex-boxeur Christophe Dettinger, jugé pour avoir violemment frappé deux gendarmes le 5 janvier, en marge de l'acte 8 des "gilets jaunes", a été condamné mercredi à un an de prison ferme, aménageable en semi-liberté, et 18 mois de sursis avec mise à l'épreuve.

"J'ai voulu empêcher une injustice et j'en ai créé une autre", avait raconté pendant son procès Christophe Dettinger, cheveux ras et fine moustache, affirmant regretter une "erreur" qu'il a expliquée par la "violence" subie par les manifestants.

L'audience avait démarré avec la projection de vidéos amateur, devenues virales. "Ce n'est pas une belle image".

À la barre, l'un des gendarmes frappés a nié avoir donné des coups de matraque contrairement à ce qu'a prétendu Christophe Dettinger, dont les poings l'ont fait vaciller à plusieurs reprises, alors qu'il avait reçu l'ordre de reculer.

Le délibéré est attendu ce mercredi soir.

Comme dans les matches de boxe, "il y a des règles dans la vie", a souligné le procureur. "Cela faisait huit manifs qu'il n'y avait pas de règle", rétorque le prévenu, avant d'ajouter, encore, qu'il regrette.

Pourquoi les choses dégénèrent sur cette passerelle au-dessus de la Seine lors de l'acte 8 de la contestation sociale?

A la barre, l'un des gendarmes frappés explique qu'il avait été positionné sur le premier tiers de la passerelle et non au bord pour éviter de devoir utiliser des troupes pour garder un escalier qui menait à la passerelle.

Le "boxeur" a répété qu'il n'était pas un "sale gitan, un casseur de flic".

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