Rendez-vous réussi entre la sonde japonaise Hayabusa2 et un lointain astéroïde

La surface de l'astéroïde Ryugu

La surface de l'astéroïde Ryugu

"Nous sommes vraiment soulagés". C'est une belle revanche pour l'agence spatiale japonaise, car le prélèvement d'échantillons n'avait pas marché comme prévu lors de la première mission Hayabusa en 2005 (même si quelques microgrammes de poussières ont tout de même pu être capturés et ramenés sur Terre). Un événement à vivre en direct sur notre site grâce à l'intégration de la chaîne YouTube JAXA et à commenter la page de cette chaîne, en léger différé de 19 minutes, le temps nécessaire aux données de parcourir les 300 millions de kilomètres qui nous séparent de l'astéroïde.

Opération réussie! La sonde japonaise Hayabusa 2 est parvenue sans encombre à se poser dans la nuit de jeudi à vendredi sur le sol de l'astéroïde Ryugu avant d'en redécoller comme prévu quelques secondes plus tard et de regagner sa position orbitale. Nous avons vraiment trouvé le temps long avant l'atterrissage.

Des photos de la surface de Ryugu prises par la sonde montrent des traces du bref contact entre les deux. "Le tir (de la balle) a apparemment aussi réussi", a précisé un ingénieur de la mission.

La Jaxa doit encore analyser diverses données pour donner les détails de l'opération, mais " nous avons confirmé que la sonde s'est bien posée sur Ryugu et nous pensons que nous avons fait un travail parfait", s'est réjoui un autre membre de l'agence devant les médias.

Il faudra plusieurs jours pour acquérir la certitude que les échantillons du sol ont bien été collectés. Et qu'il aura fallu à la sonde, lancée fin 2014, parcourir en zigzags quelque 3,2 milliards de kilomètres à travers l'espace interplanétaire avant de parvenir à destination! In fine, ils ont programmé la sonde pour qu'elle vise une zone de seulement six mètres de diamètre. En juin 2018, elle s'est finalement stabilisée à 20 kilomètres de Ryugu, astéroïde très ancien en forme de diamant qui date de la formation du système solaire. Le but ultime de la mission est de contribuer à enrichir les connaissances de notre environnement spatial "pour mieux appréhender l'apparition de la vie sur Terre", selon l'Agence d'exploration spatiale japonaise.

En octobre, elle avait largué à la surface de ce corps céleste un petit robot franco-allemand qui avait travaillé à analyser la composition de son sol. En 2023, Osiris-Rex reviendra sur Terre - avec à son bord, espère la Nasa, la plus grande masse d'échantillons spatiaux depuis que les astronautes sont revenus de la Lune un demi-siècle plus tôt.

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