Plus de 86 % des Cubains ont dit oui à leur nouvelle constitution

Cuba vote sur sa nouvelle Constitution

À Cuba, la nouvelle Constitution est approuvée par référendum

Visant à adapter la Constitution de 1976, le nouveau texte réaffirme le rôle unique du Parti communiste cubain (PCC), mais reconnaît le marché, la propriété privée et les investissements étrangers destinés à relancer une économie minée par les pénuries.

Mais à moins de 200 kilomètres des côtes américaines, la volonté est elle aussi intacte: "Nous avons construit et nous défendrons une révolution socialiste sous leur nez", a lancé cette semaine le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez.

La nouvelle Constitution doit encore être proclamée par le Parlement lors d'une session au mois d'avril.

Si le oui l'emporte, le texte entrera en vigueur une fois publié au Journal officiel. Le texte corrigé a été soumis à référendum. C'est une adaptation de la Constitution de 1976.

Selon la président de la Commission nationale électorale, 2,5% des bulletins étaient blancs et 1,6 % considérés comme nuls.

Traditionnellement, l'opposition, illégale à Cuba, où le vote n'est pas obligatoire, manifeste son désaccord face au pouvoir en appelant les électeurs à voter blanc ou à déposer des bulletins endommagés afin qu'ils soient considérés comme nuls.

Mais si son slogan #YoVotoNo est largement partagé sur les réseaux sociaux, difficile de le voir ailleurs: il est absent de l'espace public et même censuré sur les SMS, comme a pu le vérifier l'AFP. Campagne qui circule sur les réseaux sociaux et sur des affichettes ou de grands panneaux omniprésents dans toute l'île.

La nouvelle Constitution insiste sur le caractère "irrévocable" du socialisme, en vigueur à Cuba depuis la révolution de 1959 et devenu l'ennemi juré de Donald Trump sur le continent américain.

Pour le professeur de l'American University de Washington, William LeoGrande, spécialiste de Cuba, " le gouvernement cubain a engagé une campagne sans précédent pour s'assurer un vote massivement positif envers la nouvelle Constitution, afin de justifier à la fois des réformes économiques en faveur du libre-échange et la nouvelle direction du président Miguel Diaz-Canel et de la génération postrévolutionnaire ".

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