La croissance américaine atteint un plus haut en 2018

Un ouvrier sur une chaîne de montage à l'usine Renault de Flins-sur-Seine

Un ouvrier sur une chaîne de montage à l'usine Renault de Flins-sur Seine

Malgré le ralentissement de l'économie mondiale, les Etats-Unis ont enregistré une croissance de 2,9 % en 2018, soit le taux le plus importante depuis 2005à, en croire les statistiques rendues publiques jeudi par le département américain du Commerce. Au quatrième trimestre 2018, le PIB a bien progressé de 0,3%, selon une deuxième estimation de l'organisme public. C'est davantage que la projection moyenne des analystes (2,3%) mais cela représente un net ralentissement par rapport à l'expansion du 3e trimestre (3,4%) et du 2e trimestre (4,2%).

Le ministère estime ainsi que les réductions de services fournis par les fonctionnaires ont coûté un dixième de point de pourcentage à la croissance du dernier trimestre.

En outre, les importations, qui sont un facteur négatif pour le PIB, ont ralenti leur avancée à 2,7% au lieu de +9,3% au troisième trimestre. Les trois derniers mois de l'année ont bien été marqués par un tassement de la consommation des ménages (confirmée à 0,0% après +0,4% au trimestre précédent) et un ralentissement de l'investissement (dont la hausse a bien été limitée à 0,2% après +1,0% au troisième trimestre) sous l'effet d'une franche décélération de celui des entreprises et d'une poursuite du repli de celui des ménages. Au total, la demande intérieure finale hors stocks décélère: elle contribue à la croissance du PIB à hauteur de +0,2 point après +0,5 point le trimestre précédent.

Autre facteur positif, les investissements des entreprises ont repris de la vigueur (+3,9 %) et il y a eu un rebond dans la reconstitution des stocks.

Donald Trump a un objectif affiché d'une croissance de 3% voire supérieure sur plusieurs années. Pour cette année aussi, la Maison Blanche mise toujours sur une expansion de 3%, comme l'a récemment dit un conseiller économique du président Kevin Hassett.

" Le mot en R [pour récession, NDLR] sera dans tous les esprits", a noté Avery Shenfeld, économiste de la banque CIBC, après la publication des chiffres.

Le gouvernement français a accusé le mouvement des Gilets jaunes d'avoir lourdement pénalisé l'économie du pays, alors que l'INSEE confirme un coup de frein sur la croissance. "Pour 2019, mes projections sont plus faibles mais c'est encore solide", a aussi déclaré jeudi le vice-président de la Fed Richard Clarida.

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