Emmanuel Macron reconnaît avoir fait des "erreurs" — "Gilets jaunes"

Emmanuel Macron reconnaît avoir fait des

Emmanuel Macron reconnaît avoir fait des "erreurs" — "Gilets jaunes"

Emmanuel Macron a donné une interview dimanche soir à la télévision transalpine. "Il y a eu des propos excessifs".

"Il y a eu un malentendu", a reconnu le président français lors d'un entretien sur Rai 1, mais "les péripéties les plus récentes ne sont à [s] es yeux pas graves".

L'artiste de la Renaissance avait déjà été mêlé à un incident diplomatique: Lucia Borgonzoni, sous-secrétaire d'État à la Culture, avait accusé, en novembre, la France de tirer la couverture à elle pour ces commémorations, suggérant que le gouvernement italien pourrait annuler le prêt de certains tableaux du maître florentin au Louvre, relate le Guardian.

Au cours de cet entretien, le président de la République a insisté sur la nécessité de renforcer l'entente franco-italienne. "Eduardo de Filippo est un auteur important pour moi, parce que j'ai rencontré ma femme en révisant une œuvre d'Eduardo", ajoute-t-il, faisant référence à la pièce "L'Art de la comédie".

Pour illustrer cela, il a annoncé qu'il recevrait son homologue Sergio Mattarella le 2 mai à Amboise et à Chambord, deux célèbres châteaux de la Loire, "avec la jeunesse française et italienne", pour célébrer les 500 ans de la mort de Léonard de Vinci.

A l'exception d'une question sur la liaison ferroviaire Lyon-Turin - dont il a souligné l'importance -, le président français s'est gardé d'évoquer les sujets qui fâchent comme le soutien des dirigeants populistes italiens au mouvement de protestation des "gilets jaunes" ou la fusion entre les Chantiers de l'Atlantique (ex-STX France) et Fincantieri. "Comme de nombreux Français, j'ai découvert l'histoire et notre civilisation à travers l'Italie" a déclaré le chef de l'Etat, abordant ses passages à Rome durant son enfance et ceux effectués en Toscane à l'adolescence, sur fond de découverte de la période Renaissance. "Mais du coup, on a presque oublié qu'il fallait continuer à apprendre à se comprendre".

Entre nos deux pays, il y a le cœur, l'amitié, l'amour.
En Italie, l'interview a provoqué la polémique avant même sa diffusion: Emmanuel Macron a choisi de répondre à Fabio Fazio, l'une des bêtes noire du vice-Premier ministre Matteo Salvini (extrême droite) et des souverainistes qui le considèrent comme l'archétype du journaliste "bobo". Avant d'ajouter: "Aucun pays, aucun en Europe, ni l'Italie, ni la France, ne régleront les problèmes qui sont les siens en s'opposant aux autres pays européens et en se repliant juste sur le plan national". Moi, j'ai la conscience du tragique (.).

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