Blanquefort: le plan social lancé, après feu vert de l’administration

Emmanuel Macron lors d’un débat à Pessac

Emmanuel Macron lors d’un débat à Pessac

Samedi, c'était Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d'État à l'Économie, qui annonçait que le gouvernement faisait pression sur l'entreprise pour un investissement de plusieurs millions d'euros afin de garantir la reconversion du site.

Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire a annoncé dimanche avoir demandé 20 millions d'euros au constructeur automobile américain Ford pour "réindustrialiser" le site de l'usine de Blanquefort sur le point de fermer.

Cela fait sans doute suite à la déclaration du président de la République Emmanuel Macron, en marge de son déplacement à Bordeaux vendredi dernier, quand celui-ci avait assuré que l'État allait " forcer " Ford à payer pour la revitalisation du site de l'usine FAI (Ford Aquitaine Industrie) de Blanquefort qui fermera ses portes à la fin du mois d'août prochain. "Ils (les responsables du groupe) se sont engagés à revenir vers nous en début de semaine", a dit M. Le Maire dimanche dans un entretien avec le quotidien Le Parisien.

L'administration doit donner d'ici le 4 mars son avis officiel sur le plan social de Ford. Une première mouture de ce PSE, présentée en décembre, avait été retoquée par la Direccte le 28 janvier. "Une annonce qualifiée par la CGT de " posture combative " du gouvernement pour masquer son " impuissance ". Faute d'une communication de la Direction du Travail (Direccte), le Plan de sauvegarde de l'emploi scellant la fermeture de l'usine, site industriel emblématique de Gironde aux 850 salariés, devrait être ouvert dès mardi. "Alors est-ce pour faire oublier ce triste constat que le gouvernement adopte cette posture combative?", se demande-t-il. "Depuis le début, Ford sait qu'il y a une convention de revitalisation du territoire à signer après le PSE, Ford sait très bien qu'il y a le démantèlement et la dépollution à payer. C'est une catastrophe pour la région", a dénoncé la CGT après l'annonce du rejet de la deuxième offre de Punch, estimant que "l'État semble en mal d'imagination ou sans volonté réelle de se confronter à la multinationale Ford ou sans moyen réel".

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