La famille de Carlos Ghosn saisit l'ONU

L'AVOCAT DE GHOSN N'ADOPTERA PAS LA STRATÉGIE DE SON PRÉDÉCESSEUR

La famille de Carlos Ghosn va saisir l'ONU pour dénoncer ses conditions d'incarcération

La famille de Carlos Ghosn contre-attaque. Déposée jeudi, la nouvelle demande, la troisième à être déposée depuis l'arrestation de Carlos Ghosn, est qualifiée de "convaincante" par l'avocat. "Nous en appelons à des experts dont la force morale est respectée ", estime l'avocat qui fait valoir que dans des cas relativement similaires, le groupe de travail, qui met en général six mois à se prononcer, a reconnu que les conditions de détention et d'interrogatoire étaient contraires aux traités internationaux défendant les droits de l'Homme que le Japon a signés. Des caméras de vidéosurveillance vont être installées à l'entrée de sa résidence, précise l'agence de presse japonaise Kyodo News (en anglais), et les moyens de communication de l'ancien patron vers l'extérieur seront limités.

Les proches de l'industriel libano-brésilo-français affirment, par le biais d'un communiqué dévoilé par Me François Zimeray: "Voilà plus de 100 jours que Carlos Ghosn est emprisonné au Japon" dans un lieu de détention "aux règles moyenâgeuses". Junichiro Hironaka s'interroge aussi sur l'utilisation opportuniste par Nissan d'une nouvelle loi sur la négociation de peine, alors que les faits sont anciens.

La famille de Carlos Ghosn, détenu à Tokyo depuis le mois de novembre, a saisi lundi les instances de l'Onu chargées de veiller au respect des droits fondamentaux, a annoncé l'un de ses avocats, François Zimeray. "C'est bien l'empêchement à préparer sa défense pour un procès équitable qui nous inquiète".

L'ancien ambassadeur de France chargé des Droits de l'homme a précisé que cette saisine s'effectuait auprès du groupe de travail sur la détention arbitraire (WGAD) de l'organisation internationale.

Carlos Ghosn est inculpé pour avoir minoré ses revenus déclarés aux autorités boursières dans des documents remis par Nissan pour les années 2010 à 2018.

Carlos Ghosn a dénoncé "un complot" de Nissan à son encontre alors qu'il travaillait à la consolidation de l'alliance Renault-Nissan, projet d'intégration qui suscitait l'anxiété au sein du constructeur japonais.

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